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Tome sixième.
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MEMOTRES I)E NAPOLEON.

presses de combattre par des proclamationsJos rdpugnanccs ct les craintcs qu’inspiraitleur retour : nous garantissons, disaieut-ils, etc. »

La Involution francaise a ötö unmouvementgeneral dela nation contrelesprivilegies; elleeut pour but princi-pal de detruire tous les Privileges; d’abo-lirlesjustices seigneuriales, desuppri-merles droits föodaux.commeun restede l’ancien esclavage des peuples, deproclamer 1’egalite de l’impöt et desdroits.Le rovaume etaitformö de reu-nions successives faites au domaine dela couronne, soitpar höritages, soit parconquötes. Les provinces n’avaient en-treellesaucuneslimites naturelles, ellesetaient inegales en etendue, en popu-lation, en Privileges ; elles ötaient re-gies par des lois et des coutumes locales.La France n’etaitpas un ötat, c’ütait lareunion de plusieurs ötats places lesuns ä cöte des autres sans amalgame.La revolution, guidee essentiellementpar le principe de l’egalite, detruisittous les restes des tcmps feodaux ;eile fit une France nouvelle, ayantunedivision homogene de terriloire, d’ac-cord avec les circonstances locales;möme Organisation judiciairc, mömeOrganisation administrative, mömes loisgiviles, mömes lois criminelles, mömesSysteme d’imposition. Le bouleverse-mcnt que produisirent dans les per-sonnesetdans les proprietes les cdetsde la revolution, fut aussi grand quecelui opere par les principes meines dela revolution. Tout ce quietaitle re-sultat des evönemens qui s’etaient suc-ccdös depuis l’etablissement de la mo-narcbie, cessa d’exister. Ln France nouvelle prösenta le spectacledevingt-cinq millions d’ömes ne formanlqu’uncstule classe de ciloyens, gouvcrnes parune möme loi, un möme reglemeut,

un möme ordrc. Tous ces chang e 'mens ötaient conl'ormes au bien de 1®nation, ä ses droits, ä la marche de i®civilisalion.

La France entiere etait altncl*^®aux interöts qu’elle avait conq IIiSpendant vingt-cinq ans de sacrific eS e

detriomplies.Si eile vitsansinquietud®

relever le tröne de la troisieme dyn® stie, c’est qu’elle avait le besoin depaix, et qu’cllo entendit l’heritier p rirsomptif de la couronne lui dire :«# >ei>n est change en France , si ce n’est ^ ^u un Franpais ileplus. » Cette condaü en’ölait pas nouvelle: Henri IV vai |rqueur desessujetsleuravaitdonnöd ßSgaranlies; il avait abjure, il s’etait e n 'vironne des ligueurs, il avait pouss^Jfdesir d’inspirer la cordiance, jnsq 11 ®öloigner de lui et des emplois ceU rmöme qui l’avaient rendu vainqU eUfä Coutras, ä Arques, a Ivry : il sav®' 1que l’amour des liommes est hors d®pouvoir des baionnettes, et qu’un r °'qui ne regne pas sur le cceur de ses p eU ^ples n’est rien, etcependant Henri 1)n’avait pas ä respecter les droits acq ü ' spar une rövoiution, que ses vicloi fßSavaient fait reconnaitre de toulerope.

Sans doute, si le Cardinal de

lieu eüt tenu les rönes de l’cfat e!, r

1814, son vaste gönic eüt embr® sS<!

d’un coup d’ocil la posilion de son {0U

rögnant par les droits de sa naissan ßfi

et par les rögles de la hierarchie & 0 '

dalc, sur une nation liere de tant d ß

"icloires, heureuse par les lois qu’e 1 ^

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tenlait, ne pouvait s’operer quela volonlö constante de la coalition, e :par la presencc en France et l’enip'°’des armees cnnemies; que, dumorne®oü les ba’ionnetles elrangeres qui^ eraient le sol de la patrie, la nation r eI1

s’elait donnees depuis 1789. Ildil que la contre-rövolulion, si on