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Tome sixième.
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MEMOIRES DE NAPOLEON .

etait beaucoup plus facile. Napoleon congut alors un plan d’operalions qui,Sans engager l’armee dans des affairesdifficiles, devait larendremaitressedea chaine supdrieure des Alpes , et obli-ger rennend ä abandonner lui-mömcles camps si redoutables de Raus et desFourches ; il consistait ä tourner lagauche de l’ennemi en passapt laRoya, la Nervia et la Taggia, ä occu-per le monl Tanardo, Rocca-Barbcna,Tanarellero; et ä intercepter la Chaus-see de Saorgio, ligne de commimica-tion de l'ennemi, derriere le mamelond .-. Marta.

Un grand nombre de corsairesÜtaient stationnes ä Oneille, d’oü ilsinterceplaient les Communications deNice ä Gönes; ce qui nuisait a l’armee etencore plus ä l'approvisionnement dela Provence oü regnait la disette. Lamöme Operation devait remödier ä cemal, lorsque l’armee serait sur leMonte-Grande; eile dominerait lessources du Tanaro et toule la valleed’Oneille; cette ville, Ormea, Gares-sio et Loano tomberaient en son pou-voir; ainsi ce plan de Campagne nepouvait manquer de produire troisgrands resultats; lo placer la defen-sive du comtd de Nice dans sa positionnaturelle sur la cröte supörieure desAlpes ; 2° porter la droite dans unpays oü les montagnes, beaucoupmoins dlevees, offriraient plus d’avan-tages; 3o de couvrir une portion de lariviere de Gönes, et dötruire le repairedes corsaires qui empöcheraient lesCommunications entre Genes , le grandcentre du commerce, l’armee et Mar-seille . On ne pouvait pas craindre quel’ennemi profität pour prendre l’of-fensive, du dMachement que l’armeefrangaise aurait fait par sa droite : unpareil mouvement dans un pays demamelons ne serait ä redouler qu’au-

tant qu’on perdrait du temps P° urfrapper les coups decisifs; carsi on 3gagne quelques marctics sur l’enneff’jon est arrivd sur ses flaues, et alorsn’est plus ä temps de prendre l‘oflc nsive; dans la guerre de montag neS ’obligcr l’ennemi ä sortir de ses P° sltious pour attaquer les völres, c’e^que nous avons dit <Rrc dans le s cn 'jjet dans la bonne conduite de ce *guerre : en effet, les positions an* c °de Reolet, de Rrouis, de Perus, ff°j?fortes peut 6lre que celles des P’ ^montais, l’etaient cependant ext^ 111 ^ment; leur superiorite num(iriqu e } ceütdte inutile, etenfin, ces posP' 8 ^forcees, l’ennemi qui eüt dtö arr ^aux positions du col de BraoffvCastiglione, et de Luceram,assez fortes, pouvait prendre le P 8 _d’attaquer les positions du moid ^nardo et du Tanarelle aussitöt ^verrait lesFrangais les occuper; 1,1ces positions etaient bonncs par e " 8mömes, et on rentrait encore dat> smömes principes de la guerre de > n ®tagnes : on obligeait l’ennemi 3 8 ^quer, dans ce cas; d’ailleurs touff stroupes frangaises restees au caffPRrouis pouvaient, en travers 3 ’ 1 *' ^Roya et le mont Jove, se porter 3 ^secours; et enfin l’opöration sff •(sources du Tanaro et sur Orffß 3 jelle-mömc üne seconde diversio 3 fdetournerait l’ennemi de s’tffS 8 ®dans de mauvaises affaires de ff •,gnes, tres basardeuses, et lenerait ä faire Tcpasscr son arffe°la plaine pour couvrir la capit a * e '.| fl i)Ce plan fut renvoye ä un con pel ^se trouveren t les deux represent® ^peuple, commissaires ä l’arff c8, ft j|,general Dumorbion, le general IVlene, le gbneral Masscna, le g ^Via), commandant le genie, ct c ^neral de brigade Rusca, ofliC’ er