MEMOlltES 1)K NAPOI^ON.
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de distributions de viande. fl n’y avaitque cinq cents mulets pour les trans-ports • on ne devait pas songer ä con-duire plus de trente pieces de canon ;chaque jour la position empirait, il nefailait pas perdre un instant; l’armeene pouvait plus vivre oü eile etait; ilfailait avancer ou reculer. 11 donna desordres pour qu’elle avanfät et poursurprendre l’ennemi des le debut dela Campagne, l’dtourdir par des succes6clatans etddcisifs. Le quartier gene-ral n’avait jamais quitte Nice depuis lecommencement de la guerre ; il le fitmettre en marclie pour se rendre äAlbenga. Depuis long-temps loutesles administrations se regardaientcomme ä poste fixe, et s’occupaientbien plus descommodites de la vie quedes besoins de farmde. En passant larevue des troupes, il leur dit : « Sol-» dats, vous ßtes nus, mal nourris; le» gouvernement vous doit beaucoup,» il ne peut rien vous donner. Volrew patience, le courage que vous mon-» triez au milieu de ces rocbers, sont» admirables; mais ils ne vous procu •» rent aucune gloire; aucun eelat ne» rejaillit sur vous. Je veux vous con-» duire dans les plus fertiles plaines» du monde. De riches provinces, de» grandes villes seront en votre pou-» voir; vous y trouverez lionneur,» gloire et richesses. Soldats d’Italic,» manqueriez-vous de courage ou» de constance? » Ce discours d'unjeune g6n6ral de vingt-six ans surlequel rejailiissait le Souvenir des ope-rations de Toulon, de Saorgio, deCairo, fut accueilii par de vives accia-mations.
En voulant tourner les Alpes etentrer en Italie par le col de Cadi-bone, il failait que toute l’armee serassemblät sur son extröme droite;Operation dangereuse si les neiges
n’eussent pas alors couverf le diboü-chd des Alpes . Le passage de l'ordredefensif ä l’ordre offensif est une desoperationsles plus delicates. Serruriefprit position ä Garessio avec sa divisioo,pour observer les camps de Colli, p rföde Ceva; Massdna et Augereau ä Loan°’Finale et Savone . Labarpe dtait pl aCpour menacer G6nes; son avant-gard e ’commandee par le general de brig» rfeCervoni , occupait Voltri . Le mi»' strede France demanda au Senat de G^" eSle passage'par la Bocchetta, et les d efsde Gavi, annoncant que les Franc 1 "®voulaient perietrer cn Lombardie . eappuyer leurs opdrations sur G6n eS 'Larumeur fut extröme dans cette vi! ,ß ’le sönat, les conseils se mirent en P e(manence. Le contre-coup s’en fit re ®sentir ä Milan .
§ IV.
Beaulieu, alarmd, accouruten tout ß
häte, au secours de Gönes. Il P° ftil
son quartier-gdneral a Novi. partag e<1
son armde en trois corps; la droi^’
composde de Piemontais , et conun^
dde par Colli, ayant son quartier-g^ 1
ral ä Ceva, fut chargde de ddfendr e
Stura et le Tanaro . Le centre, souS l ß ®
ordres de d’Argenteau, dtablit son q uar
tier-general ä Sasello, et marcba s
Monlenotte pour couper l’arm^e t faI1
taise, pendant sa marche sur
en tombant sur son flanc gauche>
. . - .
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avec sa gauche, marcha par la ^clietta sur Voltri pour couvrir G6n eS '^Au premier aspect, ces disposit' 0 ^paraissaient bien entendues ; ff a ' setudiant mieux les circonslances ^pays, on decouvrit que Beaulieu
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sait ses l'orces, puisque toute com u> “‘nication etait impraticable enlre so