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Tome sixième.
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BATAILLE DE L0D1.

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oienses qu’ilsrecueillent de leur neu-tralite. On veut protdger les princi-P e s de la liberte en Pidmont et äb*&nes, mais pour cela il faut allu-Rler la guerre civile, soulever lePeuple contre les nobles et les pr&-l f es; et c’est devenir responsabledes exces qui accompagnent toujoursUt ie pareille lutte. Arrivde au con-braire sur l’Adige , l’arm4e fran?aiseAdresse de tous les 4tats de la mat-son d’Autriche en Italie et de tousCe Ux dupupe en de<?a de 1’Apennin ;Ser a en position de proclamer lesPGneipes de la liberte et d’exalter' e patriotisme italien contre lad°niination 4trangere. On n’aura pas^esoin d’exciter les divisions parmi' es diverses classes des citoyens;n °bles, bourgeois, paysans, tous se-r °nt appelds ä marcher d’accordP°ur le retablissement de la patriedalienne. Le mot Italiaml Italiam!P r ononc4 ä Milan, ä Bologne , ä V6-r °ne, produira un effet magique.Proclame sur la droite du Tesin, lesItaliens diront: Pom 'quoi navancez-»

Le colonel Murat, premier aide-de-camp, tut expedie pour Paris avecvingt-un drapeaux et le traite d’armis-bce de Gherasco. Son arrivee ä Paris ,Par le Mont-Cenis, avec tant de tro-Ph6es et l’acte de soumission du roi de^ardaigne, causa une grande joie dansa kapitale et y fit naitre le plus vifet dhousiasme. L’aide-de-camp Junot,av ait ete expedi6 apres la bataillee ^lillesimo par la route de Nice arrivaapr «s Murat.

ba province d’Alba, queles Fran^aisp Ccu Perent en entier, etait de tout ler '^ontle pays le plus oppose ä l’auto-(j er °yale, et celui qui contenaitle pluse Serrnes revolutionnaires; des trou-es H 4taient dejä declarees; plus tard il

en eclata de nouveaux. Si on eutvoulucontinuer la guerre avec le roi de Sar-daigne, c’est lä que l’on eüt trouvd leplus de secours et le plus de disposi-tions ä l’insurrection. Ainsi au bout dequinze jours, le premier point du plande Campagne dtait atteint. De grandsresultats etaient obtenus; les forteres-ses piemontaises des Alpes etaienttombees; la coalition etait affaiblied'une puissance qui lui fournissaitsoixante ä soixante-dix mille hommes,et plus importante encore par sa Posi-tion. Depuis le commencement decette Campagne, dans le courant d’unmois, la legislature decr4ta cinq foisque l’armee d’Italie avait bien meritede la patrie, dans les sdances des 21,22, 24-, 2o et 26 avril, et chaque foispour de nouvelles victoires.

Conformement aux conditlons del’armistice de Cherasco, le roi de Sar-daigne envoya ä Paris le comte deltevel pour traiter de la paix definitive.11 la conclut et signa le 15 mai 1796.Par ce traitd, les places d’Alexandrie etde Coni furenlremises & l’armöe d’Ita-lie ; Suse , la Brünette, Exilles, furentdemolies, et les Alpes ouvertes; ce quimit le roi a la disposition de la r4pu-blique, n’ayant plus d’autres pointsfortifies que Turin et le fort de Bard,

CHAP1TRE VI.

BATAILLE DE LODI .

Passage du Pö(7 mai).—Combat de Fombio(8 mai).—Armistice accorde au duc deParme (9 mai). — Dataille de Lodi (10mai).—Entree ä Milan (14 mai).—Armis-tice accorde au duc de Modene(20 mai).— Berthier— Massena. — Augerean.—Serrurier.

§ I".

Les portes des places de Coni, Tor-