MEMOIUES DE NAPOLEON.
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tone et Ceva furent ouvertes aux Fran-cis dans les premiers jours de mai.Massöna marcha avec sa division äAlexandrie , et y prit de nombreuxmagasins appartenant ä l’armee autri-chienne. Le quartier-genöral arriva äTortone , en passant par Alba, Nizza-della-Paglia et le couvent de Bosco.Tortone etaitune tres belle forleresse;eile se trouvait abondamment pour-vue d’arlillerie et de toutes sortes demunitions de guerre. Beaulieu, cons-terne, s’etait retire au-dclä du Pö,pour couvrir Milan ; il comptait de-fendre le passage du Pö, vis-ä-vis deYalenza, et celui-ci force, le passagede la Sessia et du Tesin. II pla?a sestroupes sur la.rivc gauclie de la Cogna,au camp de Valleggio; il y fut renforcepar une division de.reserve de dix ba-taillons, ce qui lui donnait une armeeegale ä l’armee fran$aise. Dans^oulesles dispositions poliliques et militaircs,Valenza avait ete designc comme lelieu oü les Francais devaient operer lepassage du Pö. Dans les Conferencesde Cberasco, on avait laisse percermysterieusement cette intention. Dansla conclusion de l’armistice, un arlicleprescrivait la remise de cette ville auxFrancais , pour qu’ils y eflecluassentlc passage du fleuve. Masscna, ä peinearrivö ä Alexandrie . poussa des partisdansla direction de Yalenza. Augereaupartit d’Alba, et campa ä l’embou-churede laScrivia. Serrurier se renditä Torlone oü Laharpe etait arrive par!a route d’Acqui. Les grenadiers del’armöe y avaient ete rassembles aunombre de trois mille cinq cents; ilsformaient dix balaillons : avec cestroupes d’ölite, la cavalerie et vingt-quatre pieces de canon, Napolöon seporta ä marches forcees sur Plaisance,pour y surprendre le passage du Pö ;le passage une fois dömasque, toutes
les divisions francaises abandonnörenleurspositions, etmarcherent en toutehüte, sur Plaisance. Le 7 mai, ä neuheures du matin, il arriva devant cetteville, ayant fait seize lieuesen trente-six heures. Il se rendit au bord de l ariviere, oü il demeura jusqu’ä ce <l uele passage fut effectuö, etl’avant-g3i'^ esur larive gauclie. Le bac de Plaisanceportait cinq cents liommes, ouquante chevaux, et faisaitla traverseeen une demi-heure. Le colonel d’# r "tillerie, Andreossy, directeur des ponts*et l’adjudant-general Frontin s’elaie 0 *'empares sur le Pö, de Castel-Sai' ll; 'Joaneä Plaisance, de dix bateauxcba 1 'ges de cinq cents blesses et de la pl> ar 'macie de l’armee autrichienne.colonel Lannes passa le premier » ve£Ineuf cents grenadiers. Deux esc a "drons de hussards ennemis tenterei> tvairiement d’empöcher le debarq ue 'ment. Peu d’heures apres, toutevanl-garde ötait de l’autre cöte. Dans' 9nuit du 7 au 8, l’armee arriva ; le 9 , lepont fut acheve. Le soir möme du ^le general Laharpe , commandant 1® Sgrenadiers, elablit son quartier-g<5 0 fral a fimetri, entre Fombio et le Pü. ^ efleuve ä Plaisance est tres rapide;largeur est de deux cent cinqn< intetoises. Les passages des riviercscette importance sont les operati° ,)Sles plus critiques de la guerre.
§ II.
La division autrichienne de Lipt 8 ^
forte de liuit balaillons et huit esc 8 "
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drons, parlie de Pavie, arriva dansnuit ä Fombio, ä une lieue du pont^Plaisance. Le 8, apres midi, ons’ap erCut que les clocbers et les maisonsvillage etaient creneles et rempl* stroupes; que les chaussees, qui traversaientdes rizieres, ötaient occup ee