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Tome sixième.
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BATAILLE DE LODI .

P a r du canon : il devenait de la plushaute importance de deloger l'ennemiFombio. II pouvait recevoir de8 r ands renforts; ileüt ete par trop dan-gßreux d’dtre oblige de livrer bataille

avecN;

uue aussi grande riviere ä dos.a Poleon ordonna les dispositions^u’exigeait la nature du terrain. Lan-1168 attaqua par la gauche; LanusseSllr le Centre; Dallemagnesurla droite:en une heure de temps le village fute ulev6; la division autrichienne, qui le^üfendait, futculbutee ; eile perdit, sesCa, 'ons, deux mille cinq cents prison-! lier s, trois drapeaux. Les debris sebereut dans Pizzighetone, et y passe-re, 't l’Adda. La forteresse de Pizzighe-tot ‘e n’dlait pas armee peu de joursau Paravant, placee si loin du thedtre( ^ e la guerre, l’ennemi n’y avait pasSo, 'ge; mais Liplay cut le tempslever les ponts-levis, de placer^ canon de Campagne sur les rem-P®fts. L’avant-garde franpaise s’ar-f ^ta au rivage de Malleo, ä la^Pit close, a une demi-portee de ca-ll on de Pizzighetone. Laharpe re-hograda pour se placer en avant deCodogno , couvrant les routes de Pavieet de Lodi . On savait, par les prison-uiers faits ä Fombio, que Beaulieu&ait en marche, pour camper avec sonurtnee derriere Fombio. II se pouvait^Qnc que quelques-uns de ses corps,'SUorant ce qui s’etait passe dans l’a-h r ^s-midi, se portassent sur Codogno ,Four y cantonner ; les Iroupes en fu-

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Phis

chef

Prdvenues. Apres avoir ordonue lagrande surveillance, le general en

retourna ä Plaisance, oü etait sonhUartier-general. Pendant la nuit, Mas-* tla passa lePö, et se plapa en reserve äa ^tc du pont, pour soutenir Laharpe ,cas de besoin. Ce qui avait 6t6 prevuJ riva : la maTclre des troupes depuis° n °«e ä Plaisance, quoique rapide

n’avait pas ete assez secrete pourque Beaulieu n’en eut eu connais-sance. II mit toutes ses troupes enmarche pour occuper le pays en-trele’fesin etl’Adda, esperant arriverä temps vis-ä-vis Plaisance, pour em-pöclier lepassage du fleuve; il savait queles Franpaisn’avaient point d’öquipagesdepontons. Un desrdgimensde cavale-rie, qui precedaient la colonne oü iletait, so presenta aux avant-postes dugdnöral Laharpe, venant par la routedePavie; il y donnal’alarme. Lesbivouacsprirent les armes; apres quelques dd-charges, il n’entendirent plus rien : ce-pendant Laharpe , suivi d’un piquetet de quelques officiers, se porta enavant pour verilier ce que cela pouvaitetre, etinterroger lui-möme les habi-tans des premieres metairies sur laroute, ils lui dircnt que cette alarmeavait ete donnee par un regiment decavalerie, qui ignorait que les Franpaiseussent passe le Pö, et que ce rdgimentensuite avait prisä gauche pour gagnerLodi. Laharpe retourna dans soncamp. Mais au lieu de revenir par laChaussee d’oü les troupes l’avaient vupartir, il prit malheureuseinentuu sen-tier voisin. Les soldats etaient au guet;ils accueillirent leur general par un feudefiletres vif; Laharpe tombamortjilfut tue par ses propres soldats! il etaitSuisse, du canton de Vaud . Sa hainecontre le gouvernement de Berne , luiayant attire des persdcutions, il s’etaitrefugid en France ; c’etait un officierd’une bravoure distinguec. Grenadier,par la taille et par le coeur, conduisantavec intelligence ses troupes, dout iletait fort aime, quoique d’un caractereinquiet. On a remarque que, pendantle combat de Fombio, tout le soir quia precede sa mort, il avait ete fortpreoccupd, tres abattu, ne donnanlpoint d’ordres, pme, en quelque sorte,