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MßiVlOlRES DK NAPOLEON.
de ses facultös ordinaires, tout-a-faitdomine par un pressentiment funeste.Ce triste Evenement parvint ä quatreheures du matin au quartier-gönöral.Berthier fut sur-le-champ envoye äcette division d’avant-garde; il y trou-va les troupes desoldes.
§ HI.
En entrant dans les ötats de Parme ,Napolöon re^ut, au passage de la Tre-bia, des envoyds du prince, pour luidemander la paix et sa protection. Leduc de Parme n’etait d’aucune impor-tance politique; il n’y avait aucunavantage ä saisir ses etats. Napoleonlui laissa le soin de les administrer, enlui imposant, pour condition de l’ar-mistice, les sacrifices dont il etait sus-ceptible. ün recueillit ainsi tous lesavantages, et on se delivra de tousles embarras du gouvernement. Ceparti dtait le plus sage, le plus simple.Le 9 au matin, l’armistice fut signe äPlaisance. Le duc paya deux millionsen argent, versa dans les magasins del’armde une grande quantite de ble,d’avoine, etc.; fournil seize Cents che-vaux d’artillerie ou de cavalerie, ets’engagea a defrayer loutes les routesmilitaires et les höpitaux qui seraientetablis dans ses etats. C’est dans cetteoccasion que Napoleon iinposa unecontribution d’objets d’art pour le Mu-sde de Paris . C’est le premier exemplede ce genre, qu’on rencontre dansl’histoire moderne. Parme fournitvingt tableaux, au clioix des commis-saires fran^ais; parmi eux se trouva lefameux Saint-Jeröme. Le duc fit pro-poser deux millions pour conserver cetableau; lesagens.de l'armee ötaientfort de cette opinion. Le general enchef dit qu’il ne resterait bientöt plusrien des deux millions qu’on lui don-
nerait, tandis que la possession d’unpareil chef-d’ceuvre, ä Paris , orneraitcette capitale pendant des siecles, &enfanterait d’autres chefs-d’oeuvre.
La ville de Parme est situöeä trentcHeues du golfe de Rapalo sur la M^ 1 "terranöe, ä möme distancedes bouchesdu Pö sur l’Adriatique ; ö soix an * elieues des bouches du Var , fronh ereouest de l’Italie du cötö de la France »ä soixante lieues de l’Isonzo , frontie reest de l’Italie et sa limite avec l’Alle'magne; et ä soixante lieues sudduc°du Saint-Gothard, limite de la Suisse »ä deux cent dix lieues dela mer d’l°'nie; ä vingt lieues de la Spezziai^quatre lieues du Pö. Sa populati 011etait de quarante mille ämes : sa cita"delle en mauvais etat. Les duchc*de Parme , riaisance, Guastalla, furd 1 *
possedes par la maison de Farne se 'Elisabeth, femme de Philippe V , 1^"ritiere de cette maison, porta sesdies dans la maison d’Espagne . P 0111Carlos, son fils, les possedait en 171^»depnis, ayant öte appelö au tr önc &Naples , ses duches passerent ä la rna 1 'son d’Autriche en 1748 par le tra<^d’Aix-la-Chapellc; l’infant dom Ph 1 'lippe en fut invesli; depuis, sonFerdinand lui succöda en 1702. C’ eS *le fameux ölöve de Condillac ; il eS *mort en 1802. Il habitait le chötea 11de Colorno , environne de moines etlivrö ä toutes les pratiques les plus d 1 'nuticuses de la religion.