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des meilleures familles du pays; Ca-prara, alors senateur, a ete dep.uisgrand ecuyer du roi d’ltahe, et Mares-calchi ministre des relations exterieu-res; Aldini etait le meilleur avocat deBologne ; c’etait l’homme de confiancedu senat; il a ete ministre secretaired’etat du royaume d’Italie . 11 y avaitalors ä Bologne trois ou quatre centsjesuites espagnols; ils etaient dans lacrainte ; les plus aises et les plus jeu-nes s’etaient refugies ä Rome ; l’elat-major les rassura et ordonna qu’oneüt pour eux tous les egards convena-bles. II y avait parmi eux des liommesd’un merite distingue. Pendant le peude jours que Napoleon s’arröta ä Bolo-gne , cette ville cliangea enliercmentde pliysionomie. Jamais une revolu-tion generale ne s’opera plus prompte-ment sur les moeurs et les habitudesd’un peuple. Tout ce qui n’etait pasprötre endossa l’habit militaire et l’e-pee : bon nombre de ceux-ci mOmefurent entraines par l’esprit qui ani-mait lc peuple. La ville et les particu-liers donnerenl un grand nombre defötcsqui portaient un caraclere de po-pularite et de grandeur qu’on voyaitpour la premiere fois en Ilalie. Le ge-neral frangais se montra constammentau milieu du peuple, saus gardc, etafTecla d’aller tous les soirs au tbeiUresans autre escorte que les Bolonais.
§ iv.
Cependantl’alarmegagnaleVatican.Azara, ministre d’Espagne, muni despouvoirs du pape, accourut en toutehüte pour signer ie23 juiri un armisticequi rassura le pape. Le saint-pere s’en-gagca ä envoyer un ministre ä Paris pour y traiter de la paix definitive avecla republique. 11 lut convenu que l'ar-misticedureraitjusqu’ä laconclusiondela paix; q U(J Bologne et Ferrare reste-
raient a l’armöe fran^aise; qu’elle met'
Irait garnison ä Ancöne ; que 1 g P a P e
-^enb
paierait vingt-un millions en arge
ar-
d'art
nemis du saint siege virent avec pcette Suspension d’armes; les p ell P
clievaux et denrees necessaires ä
mde; qu’il livrerait cent objels
au choix des commissaires franf* |S
pour ßtre envoyes au musde de Pa rlS ’
Les circonstances militaires ctaie
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telles qu’il nepouvait enlrcr dans >
prit de Napoleon de marcher sur
me. Toutefois les pbilosoplies et les eI1
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de Bologne surtout s'inquiötaicntretournersousla dominalion du P a P 0 ’mais il fut facile de leur faire c otnprendrc que, le gouvernement fr atifais etant maltre desormaisconditions de la paix, eile ne se f efapas sans garantir leur liberte; d Ä e '!requirent la promesse et arr«er e(1aussitöt des gardes nationales.
§ V.
Cette importante affaire, qui aSsUraitla tranquillite des flaues de t’« r,T1 ..et contribuait ä nous concilier l’esp rdes peuples, ötait a peirietermiride,Napoleon passa l’Apennin etrejoig 1 ' 1 .Pistoia , le 2tijuin, la division Vaub° ,a jIl logea cliez l’evöque; c’elait cclui <1“avait fait taut de bruit pour des eP 1nionsreligieusesconformesä celleS^'’prßtrcs constitutionnels. Manfred* 1 ^Premier ministre du grand-ducToscane , alarme de la nou^ j.que les troupes fran^aises deva' e 'traverser Florence , accourut au Q ua
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lier-göneral; il y fut rassure, el ,convainquit que les Fran^ais avaie rlcoeur de cultiver l’amilie du g ra,)
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duc, et qu’ils ne passaient surlerriloire que pour se rendre ä Sie"
Lc 29 juin, eu sortant de Firer )Z u ^|Murat, eominandant l’avant-g ar ■ ^tourna brusquement sur Livourß e »