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Tome sixième.
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MARCHE SUR LA RiVE DUOITE DD PÖ.

^ ßrtiva huit heures apres, espdrantsar [>rendre les negocians anglais quiav aient dans le port cent bätimenskarges; mais ils furent prevenus ä^®wipg et se refugierent dans les ports^ c Corse.

L’eneeinte de Livourne a ete traceep °ür lmit a dix mille habitans; le com-ft)Cr ce a fait de tels progres que la po-Mation s’est accrue jusqu’ä plus des °'xanta miUe ämes, ce qui a oblige6 bätir d’immenses faubourgs quiobstment les glacis. On entre dans lep0rt avec diflicultü. La rade est eloi-de terre et peu süre; tous les ansY arrive quclque accident. Elle a suc-»u port de Pise , qui etait situe äP'ubouehure de l’Arno , principale ri-Jf re de la Toscane . C’est le port de* lor enee; il est tres frequente par les, n 8'ais, qui y ont etabli une factore-! le Pour l’cntrepftt des produits de, e,lls manufactures , des marchan-l ^es des Indes et de leurs colonies.° c cupation de Livourne et la des-/ Uct ion de la faclorerie fut tres sensi-e a u commerce de Londres . Les re-a 8'es eorses qui elaient en Erance auPainbre de six cents s’y reunirent. La'Ommimicaliou avec la Corse, par lesMages de Eiumorbo et de la Rocca, nel'öuvait ütre interceptee. Une foulea gens avec des proclamations pene-rw ent dans l’interieur de l’ile. Le vice-^'^-"iotne tarda pas a s’en ressenlir.^asieu rs insurrections eurent lieu ;s j S fafugies etaient des personnes con-,fahles: leur voisinage et leur cor-?Ue°'-'^ ailCe remu ® ren t ' a popuiations <ltn^ le des montagnes. Des affairesPcrd''"t es sc succederent; les Anglais UjUr ^ bcaucoup de monde cbaque»ir i’ Pouvaient ä peine se mainte-dre P a Y s i °« n’eut P lus “ crain "(“ttJ?' 1 *' s iuquietassent les cötcs dele " ^nlin, dans le tnois d’octobre,

Gentili et les rdfugies eorses ddbar-querent en rnasse dans Eile , la soule-verent, et en chasserent les Anglais .Spannocchi, commandant toscan deLivourne , etait connu pour son extrö-mepartialite pour les Anglais ; quelquesinconvenances qu’il se permit comble-rent la mesure : il fut arrüte et conduitä Florence , oü il fut mis ä la disposi-lion du grand-duc. Le consul franpnisBelleville eut le maniement des affai-res contentieuses des marehandisesanglaises. Le tresor de l’armee, malgrdune nuee de voleurs qui accoururentde Marseille et de Gönes, en reputdouze miliions. Vaubois futlaisse pourCommander la ville avec deux millebommes de garnison , le reste destroupes repassa l’Apennin et le Pöpour rejoindre l’armöe sur l’Adige.

§ VI.

Le göneral en chef se rendit de Li-vourne ä Florence pour repondre äl’invüation du grand-duc. Il y arrivasans aucune escorte et descendit cliezle ministre de Franco, oü l’altendait unbataiilon des gardes du prince coramegarde d’honneur; il fut tres salisfaitde l’arcliiiluc, et visita avec curiositötout ce qui merita de fixer son atten-tion dans cette ancienne et impor-tante capitale. Les troupes franpaisestraverserent deux fois le grand duchö,mais eiles passerent loin de Florence ,observerent la plus exacte disdpline etne donnerent lieu ä aucune reclama-tion. Le ministere toscan convenaitque les Anglais ölaient plus maitresque lui ä Livourne , et se plaignait del’arrogance du güneral anglais .

C’est en dinant ehez le grand-ducque Napolöon reput la nouvelle de laprise du chäteau de Milan , qui avaitcapitule le 29 juin. De grosses tours,