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Tome sixième.
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MEM01UES I)E NAPOLEON.

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restes du palais des Visconti, domi-naient la Campagne; quelques piecesplongeaient sur les tranchdes, etavaient retarde le cheminement dequelques jours. La garnison, forte dedeux mille cinq cents hommes, futfaite prisönniere de guerre ; on trouvadans ce chäteau cent bouches ä feu.L’dquipage de sidge fut embarque im-mddiatement sur le Pö pour Mantoue ,ce qui compldta, avec les pieces tirdesdu chäteau d’Urbin et de Ferrare ,deux cents bouches ä feu bien appro-visionnees, jugdes süffisantes pour iesidge de cette place. Apres le diner,le grand-duc conduisit son höte dansla celäbre galerie de Florence , pour yconsiddrer les chefs-d’oeuvre des arts;il admira la Venus de Mddicis. L’ana-tomiste Fontana lui fit voir de super-bes modeles en cire; il en commandäde pareils pour Paris . Manfredini, ma-jordome et premier ministre du grand-duc, avait 4te precepteur de ce princeainsi que de l’archiduc Charles ; il 6taitde Padoue dans l’etat de Venise ; il6tait propridtaire du rdgiment autri-cliien de Manfrddini. C’dtaitun hommeeclaire, qui etait aussi pres de toutesles idees philosophiques de la rdvolu--tion, qu’il etait eloignä de leurs exces;il avait constamment räsistd aux pre-tentions de la cour de Rome, qui,apres la mort de Leopold, avait eher-che ä faire revenir sur les actes de ceprince. C’etait un homme d’un sensdroit, generalement estimä, qui avaitd’ailleursun secret penchant pourl’in-dependance de l’Italie . Il n’dtait pointdans ce pays de coeurs genereux oud’ämes bien nees qui ne se sentissentinvolontairement entraines, quels quefussent d’ailieurs leur rang et leur Posi-tion dans le monde, ä sacrifier leursplus cheres alfections ä l’independanceet a la restauration de la belle Italie .

S vif.

Apres un court s4jour ä Floren 9 ®’Napoleon se rendit ä Rologne, ou 1employa quelques jours ä regularis® r1 elan public vers la liberte. Lugo 8tait revolte, des exces y avaient ecommis eontre de faibles detacheme !l8frangais; le gdndral Beratid y mar^ iaavec sa brigade; il y trouva de la r ® s ftance : quatre ä cinq mille paysans sjdtaient jetös; il les attaqua, les batti,et prit la ville de vive force; eile ™piilde. L’evöque d’Imola , depu*s P |6VII, dans le dioeäse duquel se t r ° uvait l’insurrection, fit un mandein etlpour ouvrir les yeux ä la popol ace4gar4e; rendez ü Cesar ce quisar ; disait-il , Jesus-Christ ord» :d oheir ä celui qui a la force. Il en

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möme ä Lugo , l’evßqued’Edessa, 9son grand-vicaire, et depuis sonmönier; il echoua dans sa missi 0 ^'les rebellcs l’accueillirent avec resp e J^mais n’obeirent point ä ses ordreS -ne se soumirent qu’ä la force. L’ai' 11 ^passa le Pd ; il ne fut laissö sur la rldroite que quelques piquets de ge ,1(Jmerie et quelques däpöts. Le P'

etait si bien dispose que les gardestionales etaient süffisantes; si lagence de Modene 4tait loute dävo'ä l’ennemi, eile dtait impuissaa 1 "les patriotes de Reggio et de äl°^ edtaient de beaucoup les plus fort 8.

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§ VIII.

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Mantoue etait commandäe par ,ndral Canto d’Irles, qui avait soy 8 jles generaux Roccavina, Roselrnio* ^Wukassowich, douze mille homd’infanterie, cinq cents de caval^

six cents d’artillerie, cent cinq ua

mineurs, cent marins, total, q“ 3 ^,mille hommes. Le grand quartief't’