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Tome sixième.
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NEGOCIATIONS nn 1790.

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L armee avait plus que jamais besoiu jUe repos, il n’Etait pas convenabletJU’eilo se porlät dans le Tyrol et qu’elles otenditjusqu’aTrente. II etaitä croirel lue Mantoue ouvrirait ses portes avantle gEneral autrichien püt se for-Mcr line nouvelle armee : la garnison<<e cette place etait reduite ä la demi-r# lion, eile avait grand nombre de de-serteurs; les höpitaux Etaient encoin-br 6s. Tout annonfait une prompteAddition : la mortalitE y etait tres§ r ande; les maladies moissonnaientc l>aque jour plus de monde qu’il n’ene Üt fallu pour gagner une grande ba-‘aille.

CHAPITRE XIII.

NiäGOCIATIONS PENDANT 1796.

la republique de Gßnes.—Avec le roide Sardaigne. —Avec le duc de Parme.—■^vcc le duc de Modene.—Avec la courde Rome.— Avec le grand-duc de Tos-cai'e,— Avec le roi de Naples. — Avecl’oiupcrcur d’Allemagne . — Congvcs loro-Wd; Uepublique cispadane.

§ I er .

La minoritE de Varistocratie qui gou-! er, iait la republique de GEnes, la ma-iör >le du tiers-etat, le peuple tout( ’"ier de la riviere du Ponant, etaient

Uv °rables aux idees franeaises. LaV| "edectat

GEnes etait la seule ville de cet

""> l qui eül de la consistance ; eile etaite "duc par une double enreinte bas-°'"'ve, une noinbreuse artillerie, six

llu num' S Je troupes de ligne et

Mille h ,

riniii

.. “Mgnrdcs nationaux. Au prenuer“•Stiiil .1

trente tnille bommes

^ e 'les des charbonniers et des porte-aix > les paysang de» vallEes de 1«

Cl>r poralions infErieures telles que

cevera, du ßeragno et de la Fontana-Bona, etaient prEts ä se porter pour ladefense du prince. II fallait une armeede quarante mille hommes, un Equi-page de siege, et deuxmoisdetravaux,pour s’emparer de cette capitale. En1794, 1795, et au commencement de1796, 1’armEe austro-sarde la couvraitau nord et communiquait avec eile parla Bocchetta; l’armee fran^aise la cou-vrait ä l’ouest et communiquait aveceile par la Gorniche de Savone ; placeeainsi entre les deux arrnees belligeran-tes, GEnes Etait en mesure d’etreEgalement secourue par l’une ou parl’autre : eile tenait la balance entreelles. Celle pour laquelle eile serait dE-claree aurait acquis un grand avan-tage ; eile Etait donc, dans cette cir-constance, d’un grand poids dans lesaffaires d’Italie . Le senat senk»»*la dElicatesse et la force qae lui don-nait cette position ; V s’en prEvalutpour se maintenir njntre, et se refu-ser constammeot aux offres et auxmenaces de 1? Koalition. Son commercea’etendit, is fit refluer dans la rEpubli-«u£ d’immenses richesses. Mais sonport avait EtE viole par l’escadre an-glaise; la catastrophe de la frEgate laModeste avait Emu vivement tous lescoeurs fran^ais : la Convention avaitdissimulE, mais en attendant le ino-ment favorable pour exiger une rEpa-ration eclatante. Plusieurs des fatniliesnobles, les plus altachEes ä la France ,avaient ElE bannies; c’Etait une nou-vclle insulte que le gouvernementfrancais avait a redresser. Apres lesbatailies de Loano, dans l’biver de1796, le directoire jugea le momentd’autant plus favorable, que la pEnu-ric oü Etait son arrnEc d’Italie lui fai—sait attadier une grande importance äun secours extraordinaire de cina äsix railüons, Ges negoemtiona etaient