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Tome sixième.
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MF.UOIUES DE NAPOLEON.

d’une ou deux röpubliques democra- ]tiques en Italie , communiquant avecla Suisse, barrant toute l’Italie dunord au midi, des Alpes au Pö , cernantle roi de Sardaigne , et couvrant, ensuivant la ligne du Pö, la moyenne etla basse Italie . Au besoin, les armöesfranfaises, debouchant par Gönes,Parme, Modene , Bologne, pouvaientse trouver tout d’abord sur la Piave,ayant tournö le Mincio, Mantoue etl’Adige . Cette röpublique de troismillions d’habitans assurerait l’in-fluence frangaise sur les trois millionsd’habitans du royaume de Sardaigneet les trois millions d’ämes des etats del’eglise et de la Toscane , et möme surle royaume de Naples .

§IX.

La condulte ä tenir avec les peuplesde la Lombardie ötait dölicate; laFrance ötait döcidöe 4 conclure la paixdös que l’empereur renoncerait 4 laBelgique et au Luxembourg ; 4 ceprix, eile lui restitueraitla Lombardie .On ne pouvait donc contracter aucunengagement, donner aucune garantiecontraire 4 ces dispositions secretes ducabinet. D’un autre cötö, toutes les dö-penses de l’armöe devaient ötre sup-portöes par le pays, ce qui, non seule-ment, en absorbait les revenus, maisdonnait encore lieu 4 un surcroit decharges plus ou moins grand, selon leslieux oü sejournait plus ou moins detroupes. En France , on avait supprimöles impöts indirects; le Systeme decontributions ötait fort insuffisant, letrösor etait independant, tout ötaitconduit avec dösordre, corruption etmalhabiletö; on laissait manquer tousles Services; il fallait y envoyer descontributions d’Italie , des sommes fortimportantes pour secourir les arraees

du Rhin, les escadres de Toulon et deBrest , et möme les administrations 4Paris . Cependant, il devenait essentieldecontrebalancer en Italie l’influencedu parti autrichien, qui se composaftde la noblesse, et d’une partie du cler-gö, sur lequel Rome agissait avec pl uS ou moins de succes. Napolöon soutiotle parti qui voulait l’indöpendance del’Italie , mais sans se compromettre, etil captiva, malgrö l’ötat critique de«temps, l’opinion de la majoritö de c eSpeuples. Il porta non seulement ungrand respect 4 la religion, mais n’oU'blia rien de ce qui pouvait lui conciü e [l’esprit du clergö. Il sut se servir apropos du talisman, du mot de libert^»et surtout de celui d’indöpendance n a "tionale, qui depuis les temps de Rom en’a jamais cessö d’ötre eher aux R 3 'liens. Il flonfia l’administration de 5provinces, des villes et des commune 3aux habitans, en choisissant les hoO 1 'mes les plus recommandables et 4°’jouissaient de la plus haute faveur p 0 “pulaire; il remit la police aux garde 3nationales, qui, dans toute la Lofl>'bardie, furent levöes 4 l’instar de cell 33de la France , aux couleurs italienne 3

rouge, blanc et vert. Milan avait

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Guelfe; c’ötait encore la dispositi° ngenörale des esprits. Les p atriotes d e 'venaient tous les jours plus nombreu*'les idöes franpaises faisaient ince 3 ’'samment de nouveaux progres, el’esprit public fut tel, aprös la destruß'tion de Wurmser, que le gönöral enchef autorisa le congrös lombard 3operer la levöe d’une lögion de tr<» 3mille hommes. Dans le courant de n°vembre, les genöraux Zayonchek eDombrowski accoururent de Pologn e >avec un grand nombre d’officiers, p° ufoffrir leurs Services 4 l’Italie ; ontorisa le congres 4 lever une lögiontrois mille Polonais. Ges troupes ® e