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Tome sixième.
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NEGOCIATlOiSS DE 1796.

turent jamais mises eh ligne contre lesAulrichiens; mais eiles scrvirent äHaintenir la tranquillite publique et 4c ontenir l’armäe du pape. Lorsque desC| rconstances difficiles deciderent legeneral en clief ä proclamer la repu-blique Cispadane, le congres lombard

fut

viveraent alarmä; mais on lui fit

Se, Uir que cela tenait aux diflerencesdes circonstances. La ligne d’opera-t ‘°ns de l’armäe ne passait pas par le* er ritoire cispadan ; et enfin il ne fut^ as difiicile de convaincre les plusc 'airös que quand il serait vrai quetint au desir du gouvernementran ?ais de ne pas prendre des enga-8 e biens, que le succes de la guerreP°bVait ne pas lui permettiede tenir,Ce 'a. ne devait pas les alarmer ; car en-V il ätait bien ävident que le sort duParti franrjais, en Italie , dependait dun asard des champs de bataille: queTailleurs , cette garantie, que des au-l°Urd’hui la France donrait 4 la repu-^‘‘que Cispadane , leur etait egalementavorable, puisque s’il arrivait qu’un^ 0llr la fatalitä des circonstances obli-Se«lt la France 4 consentir au retour^ e s Autrichiens en Lombardie , la re-P^blique Cispadane serait alors un re-^ge pour les Lombards et un foyer oüconserveraitlefeu sacre de la liberteVienne .

Reggio, Modäne, Bologne et Fer-re . situös sur la rive droite du Pö,^ 'hprenaienttoutel’ätendue du pays,j, P u 's l’Adriatique jusqu’aux ätats dew ^e, par lesquels ils toucliaient 4 laj P'hhiqdg de Gänes, et par celle-ei 4^ ’ ra nce. Si l’on craignait d’ätre obligere stit uer la Lombardie 4 l’Autriche

tanT faciliter la P aix - on sentait d’au-bne PlUS lim P 0ltar,ce de conserverriy r ^P u blique dämoeralique sur la

biai dr ° ite du P6, et sur lai l uelle laSüt| d’Autriche n’avait aucun droit

VI

ni aucune röclarnation 4 faire valoir.

Ces quatre ätats existerent plusieursmois indäpendans sous le gouverne-ment de leurs municipalitäs; une juntede sürete gänärale, composee des Ca-prara, etc., fut organisäe pour concer-ter les mesures de defense, et conte-nir les malveillans. Un congräs com-posä de cent deputäs, se reunit 4Modene dans le courant de novembre;les couleurs lombardes y furent pro-clamees couleurs italiennes; quelquesbases de gouvernement furent däcrd-tees, savoir : la suppression de la feo-dalite, l’egalitö, les droits de l’homme;ces petites räpubliques se federerentpour la defense commune, et se coti-serent pour lever une lägion italienne,forte de trois mille hommes. Le con-gres ätait composä de personnes detouä les etats; des cardinaux, des no-bles, des nägocians, des hommes deloi, des hommes de lettres: insensi-blement, les idees s’agrandirent, lapresse ätait libre; et en fin, au cornmen-cement de janvier 1797, apräs quel-ques resistances, l’esprit de localitäsfutvaincu; cespeuples se reunirent enune seule räpublique, sous le nom deCispadane, dont Bologne fut döclaräela capitale, et ils adopterent une Cons-titution repräsentative. Le contre-coup s’en fit sentir 4 Rome . L’organi-sation et l’esprit de ces nouveauxrepublicains fut une barriäre eflicacecontre l’esprit que propageait le saint-siege, et contre les troupes qu’il räu-nissait en Romagne. Le congreslombard se lia avec la republique Cis-padane qui, des ce moment, fixa lesregards de tous les Italiens. La ville deBologne est, des villes d’Italie , cellequi a monträ constamment le plus d’ä-nergie, et le plus de vraies lumieres.En fevrier 17(37, apres la paix deTolentino, lalLomagne ayant 6t6 cö—