TOLENTINO.
67 :}
n ' räunir son territoire ä la räpubliqueIcanspadane, sans marcher surNaples,et culbuter le träne. Dans ce royaume,Parti de la liberte ätait assez nom-^ r eux pour donner quelque inquietudea * a cour, mais trop faible pour pou-v oir 6 tre un appui et offrir des secours^cels 4 l’armee frangaise. La cour de^ Pies sentait que la rävolution de*°tne entrainait sa chute. Cependant,marcher sur Naples , il fallait uneat >ii 6 e de vingt ä vingt - cinq milleT'Hmes; ce qui n’ätait point compa-'^ e avec son grand projet, de dicter8 P®ix sous Yienne.
§ YHL
L’avant-garde de Varmee frangaise? v ait passä l’Apennin ; eile ätait 4 troisl°urn 6 es de llome; lequartier-gänäralacriva i e 13 fevrier 4 Tolentino. Le^acdinal Maltei, monsignor Galeppi,e <lu c (j e u rasc j,i ^ e t \ e marquis Mas-Sltl1 '. ministres plänipotentiaires duPape, y arriverent en mäme temps.
es Conferences s’ouvrirent le 1k ;^'•nsiguor Galeppi porta la parole. CeP r clat etait doue d’une heureuse fe-'■°ndite; il fallut en entendre bien des
h,
°melies. Mais la cour de Rome ätait
c °Upable; eile devait ätre punie; eile116 pouvait l’ätre que par la cession desP r °vinces conquises, ou par des con-'Dülions äquivalentes. Les trois le-^A° nS ’ duc * 1 ^ d’Urbin , la marchec , "c^ne, la province de Macerata ,Ces * 1 ^ rouse > ctaient conquises.q 8 ^ases ainsi posäes, la conclusionq e ! rait6 r| e demanda que cinq joursbor'^asions. Galeppi, qui avait d’a-aa Parlä de la ruine absolue des fi-(j^ Ces Papales, trouva des ressources
,p u il fallut racheter des P rovi,lcesU l/ minuer le nombre de celles que
Pape cederait. Le traite fut signe
vi
dans le couvent ou s’etait älabli lequartier-general.
Il fut fait aux conditions et dans laforme suivantes:
Le general en clief Bonaparte, com-mandant l’armee d’Italie, et le citoyenCacault, agent de la republique fran-paise en Italie , plenipotentiaires char-ges des pouvoirs du directoire exäcutif;son eminence le Cardinal Mattei, M. Ga-leppi, M. le duc de Braschi, M. le mar-quis Massimi, plenipotentiaires de sasaintetä, sont convenus des articlessuivans :
Art. I er . Il y aura paix, amitie etbonne intelligence, entre la räpubliquefrangaise et le pape Pie YI.
IL Le pape revoque toute adhäsion,consentement et accession, patentesou secretes, par lui donnäes 4 la coa-lilion armäe contre la republique fran-paise, 4 tout traite d’alliance offensiveet defensive avec quelque puissanceou ätat que ce soit. Il s’engage 4 nefournir tant pour la guerre actuelle,que pour les guerres 4 venir, a aucunedes puissances armäes contre la repu-blique frangaise, aucuu secours enhomrnes, vaisseaux , munilions deguerre, vivres et argent, 4 quelquetitre et sous quelque deuomination quece puisse ätre.
III. Sa saintete licenciera dans cinqjours, apres la ratification du präsenttraite, les troupes de nouvelles forma-tion, ne gardant que les rägimensexistant avant le traitä d’armisticesigne ä Bologne .
IV. Les vaisseaux de guerre ou cor-saires des puissances armäes contre laräpublique, ne pourront entrer et en-core moins säjourner pendant la prä-sente guerre , dans les ports et radesde l’etat eccläsiastique.
V. La räpublique franpaise conti-nuera 4 jouir, comme avant la guerre,
43