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Tome sixième.
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Ml'iMOll'.ES DE NAPOJ.EOJI.

a ‘'.-anapo-Formio de la limite du Rhin .Quant aus peages, ils ne pourraientötre abolis sur ce fleuve, que s’ils l’e-taient cgalcment par la Hollande.L’egalite des douanes etait inadmissi-ble sur les deux rives, en raison de ladiversite des 6lats situes sur la rivedroite. La libre navigation sur tous lesflcuvcs de l’AUemagne etait hors dudomaine de la negociation et despou-voirs de la deputalion de l’empirc. LaCharge des dettes de la rive gaucheetait contraire au droit eommun. Ladeputalion finissait par declarer qu’elleetait prtHe ä renoncer ä tousses droitssur la rive gauche, pourvu que laFrance abandonnät toute pretentionsur la rive droite.

Pendant cette guerre diplomatique,qui mit a nu la mauvaise foi du Direc-toire, rAutriche, exeitee et soIdtSe parl’Angletcrre, reparait ses pertes, reor-ganisait ses armecs, remplissait sesmagasins, et se meltait en etat de pa-raitre avec eelat dansunesecondecoa-lition.

L’Angleterre avait pris acte desnouvelles demandes du Directoire äKnstadt, pour souftler le feu de laguerre a Vienne et ä Saint-Pefers-tiourg. Elle ne perdait pas de vue laruinc qui menapait ses inleröts com-merciaux, si la paix se signnit entre larepublique et l’empire. Elle prevoyaitle Systeme de prohibition generale desproduits de ses colonies et de ses ma-nufaclurcs, et il n’v avait que le mo-nopole de ec commerce qui püt l’in-demniser des sacritices qu’elle faisait.Elle etait d’ailleurs aigrie par la rupturedes conlerenccs de Lille , Pitt ne negli-gea aueun moyen pour rearmer l'Eu-rope contre la France , son ennemiepersönliche : il crea 1 ’incomc-taxe, quimh ä sa disposition d’immcnses rcs-sourecs. On lui »ttribue, peut-ötre ö

tort, d’avoir trame les troubles du paysde Vaud et de Rome , dans le but d'at-tirer sur ces deux (Stals les armeesfranpaises, et de blesser l’Autriche parune sorte d’atteinte n la paix de Cam-po-Formio. On a dit aussi que ce uni'nistre, pour completer le vaste plan decoalition qu’il meditait, avait entrainCsourdement le Directoire ä l’expcditiond’Egypte, afin de forcer la Porte Ot-tomane ä se declarer ;mais cette asser-tion est fausse. Sans doute la guerrede la Turquie avec la France avait poU f1’Angleterrc le grand avantagc de ren-dre disponibles toutes les forces de 1®Russie , en ce qu’elle debarrassaitceth*puissance de son Observation sur 1®Turquie ; mais si Saint-Jean-d’Acr ßetait tomb6 devant Napoleon, remp 1 ' 1 ^ottoman en eüt ete ebranle : la pold 1 'que dcla Russie aurait change siibite"ment; i’Angletcrreaurait trcmble p° u , f tl’Inde ; la politique de Pitt aussi auf* 1changö.

La conspiration que rAngleter fe

ourdissait dans les deux tiers de l’E 11 '

ropeetaitp6rilleu.se pourle l)ire('t° irt> ;

il etait loin d’avoir des rcssourccs ä l |jl

opposer : ses (inances etaient du" s * e

plus grand dösordre ; il n’avail ai' cli "

ertidil; et si les divers Services de 1 a< ,

ministration se fuisaient avec ex< lL

lüde, il le (ievait aux bienfaits des v* c

toires d'Italie, qui se faisaient e ||C0 ^,

senlir, mais qui necessairement (

vaient avoir un terme proebain-

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Directoire croyait avoir besom

soll

guerre pour consolider en France exrslence politique, comme l’Anß^terre pourconserver sa prepo«d6ra» ceen Europe .

Pendant que l’on contiriuait äcier ä Raslndt, de grands 6v6nern ß ^avaient lieu : la revolution de K on5e ‘celle de Suis.se, le deparl de l’exp^ 1tion d’figypte, la dccloration deg |,err6