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Tome sixième.
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POLmQÜE nr

de In Porto ä la republique, ln guerrede Naples , la creation dela republiqueparthenopeenne, le detrönement duroi de Sardaigne , qui se refugia dansses possessions d’outre-mer, comme leroi de Naples en Sicile , enfin la re-prise des hostilites en Allemagne .

Malgre les nouvelles demandes duDirectoire au congres de Rastadt , etl’opposition qu’elles cprouva^nt de laPart du corps germanique, le Systemede neutralite, ä la töte duquel s’etaitftis le roi de Prusse, semblait preva-loir dans la deputation de l’empire.L’Autriche n’avait pasprevu ä Campo-formio que ses stipulations secretesdussent donner lieu a de pareilles pre-lentions de la part de la republique ;e He en fut deconcertee. Mais, si d’unr -btd eile desirait rompre le traitd, ce■' quoi la poussaient l’Angleterre et laKassie, de l’autre eile etait arrfitde parJ ’inqui6tude que lui inspirait le pro-tocloral naissant de la Prusse sur* empire. En effet, le roi de Prusse nedissimulait point l’avantagc qu’il vou-lail tirer des embarras du moment,pour se venger de l’empereur, en ac-ceptant la preponderance que les cir—constances lui offraient. II resista atoutes les seductions du cabinet deSaint-James, et par sa conduite porlaserieusement ombrage ä l’Autriche .Getle puissance se trouva tout-ä-coupe, 'trainbe par des evenemens que^Angleterre avait prepares, et qui re-Sü Uaient des traites secrets qui liaienl^ e Ptiis plusieurs mois les cours de^•enne, de Saint-Petersbourg et deJjül >dres. Le roi de Naples avait fait^nreher son armee sur Rome ; le roiSardaigne et le grand-duc de Tos-Ca, ie avaientsuivi ce mouvement. D’un®'dre edle, l’armee russe avait dejä‘ ü Pnsse la frontiere aulrieliienne. End'sse, les Grisons avaient tumultueu-

TUUECTOIKE.

semcnl secoue le jolig de la nouvelleConstitution helvetique , et avaient ap-pele ä leur secours l’armee autri-chienne du Tyrol; le general Hofzeetait enlre dans cette partie de la Suisse avec trente mille hommes; enfin, l’ou-verture de la Campagne en Allemagne fut decidee par la prise de la forteressed’Ehrenbreisten, qui, bloquee etroite-ment par les Franpais depuis l’ouver-lure du congres, fut obligee de serendre. La possession de cette placeimportante sur la rive droite du Rhin ne pouvait que rendre le Directoireplus inflexible dans ses demandes, enlui donnant une posilion militaire res-pectable. L’archiduc Charles campait,avec une forte armee, entre rinn et leLech ; le general Jourdan commandaitsur la rive gauche du Rhin Varmee duDanube .

Les forces de la coalition etaientainsi evaluees: l’archiduc Charles, Centvingt mille hommes en Allemagne ; legdneral Ilotze, trente mille hommesdans les Grisons ; le general Rellegarde,vingt-quatre mille hommes dans le Ty-rol; le general Melas, soixante millehommes en Itulie : cent mille Russesetaient en marche. Les princes d’Italie avaient mis en mouvement soixantemille hommes.

Joubert et Championnet comman-daient les armdes franpaises d’Italie ;le Directoire rdcompensa leurs Pre-miers sncces par une destitution. Ilsauraient fait mcrvcille en Italic. II nepardonnn pas ä Joubert d’avoir vouluproteger l’independance de la repu-blique cisalpine; et ce fut ä Turin , oüce general etait alle signitier au roi deSardaigne l’ordre de descendre dutröne, qu’il apprit sa destitution.Championnet, qui en moins d’un moiss’etait empare du royaume de Naples ,et avait force le roi de se rdfugier en