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Tome sixième.
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MiiMOlRES I)K NAPOl.ßON.

i: ponvaient point, par la mßme raiso;:, se constituer en 6tats de la pro-vince. C’etail une illegalite bien graveque commettait le stathouder, en lesreconnaissant comme tcls; et il violaitdoublement la Constitution, en faisantmarcher, au nom de ces etats illegiti-mes, un corps de troupes etrangeres äla province contre sa propre capitale.Ces deux griefs furent justement im-putesau princeparles 6tats de Hollan-de, et deciderent la declaration qu’ilsfirent aux 6tats-generaux. Ils appuye-rent, sans perdre de temps, cette declaration par l’envoi ä Utrecht d’unregiment ä leur solde; c’etait la legionde Salm. Ce corps, dont les dispositionspolitiques 6taient connues , alla serenfermer dans Utrecht . Le generalde Hollande refut l’ordre de tenir sestroupes prßtes ä partir au premierSignal. Ainsi, la guerre etait ddclareeentre le prince et le pays; mais ungrand ecueil attendait l’emploi desforces röpublicaines, et möme de cesregimens elrangers, quoiqu’ils fussentä la solde directe des provinces, commela legion de Salm, qui etait payee parcelle de Hollande. Car il y avait deuxsermens qui obligeaient ces regimens:l’un envers la province qui les payait;l’autre envers les etats-göneraux, sansVordre desquels il leur etait defendud’entrer sur le territoire d’une autreprovince. Cette complication de ser-mens donnait au stathouder, dans lacirconstance actuelle, un avantage con-stitutionnel qu’il ne devait pas laisserechapper ; et, bien que cette doubleObligation füt egalement considereepar les 6lats de Hollande comme unedifficult6 presque invincible, il leuretait presque impossible de l’eviter.Ainsi le peril naissait, pour le partipatriote, des moyens mömes qu’il avaitde le combattre. U tHait oblig6 d’avoir

constamment la majorite dans lesdtats-generaux, afin que les regimensne fussent pas exposes ä choisir entredeux sermens. Dans une pareillcperplexite, la province de Hollandedevait trancher la dilticulte par ungrand acte de pouvoir : ce fut la des-litution et leremplacement de touslesofficiers qui refuserent de marcher, enallöguant la religion du serment ausetats-generaux. La province fit plus,eile imposaäses regimens un nouveaUserment qui les faisait dependre exclusi-vementdesesötats. Les nouveaux oifi'ciers furent encouragespardesrdcom'penses extraordinaires; et ceux qu>,

ayant6te61imin£s, voulurentrcprendre

du service, furent irnüvocablement re-fus6s. 11 etait sage aux etats de Hollandede se monlrer arm6s d’une grandes6v6rit6 envers ceux qui avaicnt p ubalanccrä lesservir. De cette maniere,ils ne dcvaient plus avoir sous leursdrapeaux que des hoinmes fideles ß td6vou6s.

Le parti stathoudcrien avait perdula majoritö dans les etats-generaux, ß tavait manquö sa grande alfaire, cellede devenir maitre de la province deHollande. Il devait cetechecaux deu*revolutions que Rotterdam et Amstef'dam venaient d’optsrer dans leurs m®'gistratures. Ce döploiement de v °~lontös des provinces de Hollande etde ZtMande avait enleve au stathoud er

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les moyens d’insurrection partielle;sur lesquels il avait comptä; il n’a va '*pas dte plus heureux dans ses op<tions militaires ä Utrecht . Depuisdcroute du bataillon envoye P° urs’ernparer de la seigneurie de Vre 8 '“ 1

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wyck, il avait forme un camp a

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pres d'Utrecht , eile regiment

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avait vigoureusement repoussö tonte-les attaques. Les ötats de Hollanden’avaient pas perdu de vue Vusage <t ue