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Tome sixième.
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POLITIQDE I>C

tp slathoudcr. pouvait faire , contre 'leur cause et eeile d'ütrecht, desjregimens qu'ils avaient dans la pro- !vince de Gueldre , et ils avaient requis !ce prince de les envoyer dans le paysde la gencralite, faute de quoi ils cesse-raient de les solder. Les Gueldrois,qui tenaient pour le stathouder, s’op-poserent au depart de ces troupes;mais comme ils dtaient hors d’etat deles payer , ils imaginerent de prierles dtats gendraux d’ouvrir, au nomdela province de Hollande, un empruntdestind ä la solde de ces regimens:ee qui, en d’autres termes , etaitfaire payer ä la Hollande la guerrequ’on lui declarait. I! est difficile d’i-•naginer une conception plus elrangede la partd’un corps döliberant; mais,dans les temps de troubles, touter aison, mdme la raison politique, celledont on peut le moins se passer ,semble s’obscurcir avec la destinee duPays.

Gne nouvelle confusion de volontdsGt de principes vint encore accrottre lediscrddit de la cbose publique, quel’un et l’autre parti remettnit cliaquejour en proces ä sa volonte, devantlesetats-gdneraux, dgalement frappeseux-mdmes d’une mobilitd peu hono-rable. 11 n’y avait plus de stable quel’illdgalite, en raison de la rapidite etde la complicalion des circonsiances;ainsi les etats soi-disant d’Amersfort,dont le stathouder dirigeait les volontds,0sa icnt ecrire aux elats-generaux pourdemander que les ordres donnds par1® province de Hollande fussent rdvo-HU^s, et que le general füt mis en ju-ßGiuent pour les avoir regus et exdcutes.^ e s ofliciers destitues par les etats de^°llande, ameutes egalement par leI' flr ti stathouddrien, demandaient pro-| V( 'tionaux dtats. Ladiscussions’elablit;a Wollande, ne pouvant dtre jugevi

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dans sa propre cause, n’avait point devoix dans la deliberalion qui avait Heuentre les six autres provinces. Ledebat fut vif; le premier jour, il y eutdeux voix pour la proposition, troispour le refercndum , et la sixieme pro-vince votante eut partage dans ses deuxvoix. Malgrd celte circonstance , quirendait la queslion au moins inddcise,le President avait conclu pour la pro-position. Le lendemain une troisiemevoix vint se joindre ä l’une des deuxqui avait fait partage, et vota pour lereferendum-, ce qui donnait quatre voixsur six ä cette opinion. Malgrd cela, lePresident des etats osa donner lescandale, jusqu’alors sansexemple, deconclure en faveur del’avis, commeil l’avait fait la veille. Ainsi la minorildde deux contre quatre l’emporta auxetats-gdndraux ; toute pudeur dtaitbannie de cette assemblde qui avaitsoutenu avec taut d’eclat la fortune delardpublique, et avait attachdson nomä tant d’evenemens glorieux ; sa sa-gesse dtait perdue, son Honneur fletri,et ce grand symptöme de decadence nedevait servir qu’a l’avantage du partiqui voulait detruire la souverainetd, etqui, en attendant le moment de semettre ä sa place, jouissait et profitaitde la consideration dont il avait su lefrapper lui-mdme, en le corrompantet en brisant son lien politique avecla nation.

Le parti stathouddrien osa davan-tage. Le prince fit paraitre un mani-feste, oü apres avoir traite de rdbelliontoutes les oppositions qui s’dtaient pro-noncees dans les villes de Rotterdam ,d’Amsterdam , d’ütrecht, et avoir dd-clare qu’il allait concourir de tous sesmoyens ä la deslruction des ennemisde l’ordre public, il demandait qu’onlui rendit le commandement de LaHaye , les fonctious de capitaine-gd-

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