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P0Ü1TIQUE Dü DIRF.CTOIRE.
cette Sie, et, quoique sans canons, eUess’emparerent des batteries. Ce fut Icfaitd’armes de Daendels. Osten traver-sa de möme les inondations, enlevatrois forts, franchit le Waal de la intimemaniere; etHeusden, ville tres forte,se voyant bloquee, dut capituler. Detous cötös les troupes hollandaises semirent en retraite sur Willemstadt,abandonnerent les iles qui döfendent1’embouchure de l’Escaut, du Rhin etde la Meuse ; toutes lespositions, tousles passages, toutes les forteresses; etperdirent dans cette premiere journee,un corps entier dont la retraite futcoupde, pres de deux mille prisonnierset beaucoup d’artillerie. Ces opera-tions furent faites simultanement et deconcert par la gauche et le centre del’armee frangaise.
La droite trouva d’abord de la resis-tance. Un de ses corps etabli ä Thielfut obligö de repasser le Waall devants ept mille Autrichiens. L’Angleterreen avait vingt-cinq mille ä sa solde, enHollande, sous les ordres d’Alvinzi.Cette attaque, qui n’eutaucun resultat,avait rtisolue par un conseil exlraor-dinaire qui fut convoque ä Nimegue ,par les deux fils du stathouder et lesgeneraux de la coalition. Le stathoudertenait encore Gorcum , avec la grandearmße et celle des etats generaux; etil ötait soutenu par les Anglais entreCuilenbourg et le canal deSanderen.L’armee d’Alvinzi defendait le Rhin depuis Wesel jusqu’ä Arnheim . Toutes'es attaques des Frangais fslaient com-fjinöes sur ce fleuve; ils assiögeaientFayence et Manheim avec succes. LesLrussiens et les Autrichiens avaientlri utilement reuni leurs forces pourdelivrerces deux villes. L’armee prus-s >enne reprenait d6jä de ce cöte le^Sterne d’inaction qu’elle avait adoptel a Hollande. La cause du stalhou-
der devcnait de jour en jour plus cora-promise par ses allies eux-mömes, etsurtout par ceux dont il avait voulufaire des sujets. La forte ville de Graveapres deux mois de siege s’etait ren-due, et livrait aux Frangais le cours dela Meuse. La prise de Thiel leur donnadgalement le passage du Waall queMacdonald effeclua sous Nimegue . Mo-reau commandait l’aile droite de l’ar-mee du Nord; il fut couvert par Van-damme. Deux colonnes passerent leWaall, celle de Reynier et celle deJardon ; alors Macdonakl debouchasous Nimegue , s’empara d’un fortimportant, etbattit les Anglais rdunisaux Autrichiens. La ligne d’opörationfrangaise embrassait une partie de larive gauche du Rhin , et dtait protegöepar l’occupation des places de la Meu-se , telles que Ruremonde , Vanloo,Grave ; ce qui assurait les Communi-cations sur les derrieres. Au centreeile occupait le pays entre la Meuse etle Waall; Rommel, Naardem, Ger-truydemberg, Rreda, dtaient bloquöespar la gauche de l’armee, qui s’eten-dait aussi aux rives du Mordyck et äWillemstadt. Par cette position del’armee frangaise, tout ce que la Hol-lande devait appeler ses barrieres na-turelles etait devenu ä peu pres inutileä sa defense; l’invasion totale de sonterritoire ne pouvait plus 6tre douteu-se, et la province d’Utrccht etait cellequi devait au premier moment subirle joug du vainqueur. Une crise de lanature viot un moment au secours dugouvernement assiegö. Le degel sur-vint, qui plaga tout-ä-coup l’armeefrangaise dans une position difficilepar la rupture des glaces du Waall, cequi la s6para. Une partie occupait leterritoire nomme Yile Batave , situßeentre le Waall et le Rhin . On se liätade venir ä son secours par des appro-
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