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Tome sixième.
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VENDfcE.

Louis. Un fait incontestable, c’est queCourtois, rapporteur du proces de Ro-bespierre, a soustrait la plus grandePartie des pieces relatives a la Ven-dee ; c’est que Carrier, rappele deNantes apres le 9 thermidor, fut de-nonce pour ötre traduit au tribunal re-volutionnaire, qu’il livra aux meneurssa correspondance, ses instructions se-cretes, et qu’il echappa ainsi au dangerqui le menapait; plus tard il fut con-damne, mais par l’effet de la reac-tion.

La seconde Vendee , ou la reprised’armes deCharette, Stofflet , et autresgenbraux vendeens ou chouans, enViolation des traites de la Jaunais et dela Mabilaye, fut concertee entre Pittet ses agens, et les comites royalistesde l’inlerieur.

Cliarelte a repu des armes, des mu-nitions de guerre et de l’argent del’Angleterre; il a ete en communica-tion avec le regent plus intimömentqu’avec le comte d’Artois. Apres le 9thermidor, trois partis royalistes biendistincls se formerent ä Paris ; ils eu-rent des ramificalions etendues, et setraverserent mutuellement dans lesdepai'lernens de l’Ouest.

1° L’agence espagnole : Izquierdo ,Tallien et quelques membres de laConvention. Le retabiissement de laroyaule en France avait eie presenteau cabinet de Madrid commc le motifde sa pacificalion avec la France .On avait ete plus loin : « la regence» ne pouvait etre deferee qu’ä un“Bourbon d’Espagne, l’infant Don» Antonio, fröre du roi. »

2 i > L’agence des comites royalistesde Paris : Lemaitre, des Pommelles,l’abbe Brotlier, Lavilleurnois, Duver-«es de Prcsles. File correspondait avecle regent par l'entremise du comted’Rnlraigues en Italic. Elle intriguait

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ä Paris ; eile döjouait, dans les provin-ces de l’Ouest, les mesures de Pui-saye et de l’agence anglaise; eile op-posait Charette ä Stofflet , Cormatin äPuisaye. Si les Vendeens et les Chouansdu Maine et de Fougeres ne firent pasä temps leur mouvement, si l’expödi-lion de Quiberon echoua par le dö-faut de cooperation de tous les chefsvendeens, c’est ä cette agence qu’ilfaut l’imputer. Le comte d’Entraiguesvoyait avec douleur l'eloignement oül’Angleterre tenait le regent de la Ven-dee , et les refus continuels du cabinetde Saint-James de lui permettre de semettre ä la töte de ses fideles sujets.11 pensait que cette politique, vaine-ment deguisee sous le masque de laprudence, avait pour but d’ecarter leregent des affaires. Il essaya d’ötablirdes Communications plus intimes en-tre le regent et Charette. Les comitesroyalistes de Paris ont rarement agisans les ordres precis de d’Entraignes,ou ceux qui leur etaient transmis parle comte d’Avaray. — Lemaitre a payede sa töte, apres le 13 vendemiaire,son Opposition ä la faction espagnole.Des documens curieux ä cet ögard ontfigure ä son jugement et ont etösous-traits depuis.

3° Enfin, l’agence anglaise : Puisayeet ses correspondans ä Paris et en Nor-mandie . L’Angleterre fit des efforts äQuiberon ; tout ce que pouvait creerla puissance de l'argent fut employöpar eile . Pitt etait financier, adminis-trateur, homme d’etat, mais il n’etaitpas general. L’expedition de lTle-Dieu,entreprise ä la fin de la saison, devaitechouer.

La guerre de la Vendöe se divise entrois öpoques. Elle a ete soutenue pardeux armees, agissant sous des direc-tions diflerentes, l’une, l’armöe ca-tholique.l’autre, la chouannerie; tonte»