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MEM01RKS DK NAPOLEON.
deux ontfait en realitd la guerre pourles interöts de l’Angleterre.
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Enfermds dans leurs bois et dansleurs marais, Iespaysansde laVendeen’avaient, commeon l’adejä dit, d’au-tre religion que le roi, leurs nobles etleurs curds,
L’ignorance des gentilshommes etdes prötres, presque dgale ä celle deleurs vassaux, formait de chaque pa-roisse une seule faraille, dont les no-bles dtaient les chefs et les prötres lesconseils. Aussitöt qu’ils apprirent lejugement du roi, les massacres de lanoblesse et du clerge, se voyant ainsiattaques dans tous les objets de leurculte, ils s’indignerent. Le ddcret du25 fevrier 1793, parlequel la Conven-tion ordonna une levee de trois centmille hommes , decida de leurrdvolte.Us jurörent tous de mourir plutöt quede servir la rdpublique. <
Ces mouvemens n’eclaterent d’aboraque dans les campagnes, ä Bressuire et ä Chätillon; les villes partagerentl’impulsion du reste de la France . Desmissionnaires rdpublicains envoyesdans les campagnes furent dcoutes dupeuple, aussi long-temps qu’ils n’eu-rent d’autre but que de lui prouver lesavantages qu’il retirerait de la revolu-tion , qui abolissait les dimes, les cor-vdes , les droits fdodaux, etc.: mais dumoment oü ils dirent que le roi etaitun tyran , les nobles les ennemis de lapatrie , les prdtres des imposteurs, lareligion unmensonge, l'exaltation dupeuple ne connut plus de borncs, etles predicateurs de l’anarcbie purenta peine se derober a la fureur popu-laire. l.escandale ful plusgrand encorelorsque le gouvernement voulut rem-placer les eures par des prötres asser-
mentes, et que les prötres insermen-tds, poursuivis, traques pour ainsi diredanstoute la domination rdpublicaine,se refugierent dans la Vendde. Ils yfurent regus comme des martyrs. Laface de ces provinces devint encoreplus theocratique, et la haine despaysans prit le caractere d’une hainesaerde, qui n’etait que trop legitim^epar les plus cruels exces. L’institutiondes gardes nationales servit la Vendee ;eile donnait au peuple le droit de s’ar-mer, de s’organiser militairement, etde nommer ses ofliciers. Les Yen-deens les choisirent tous parmi leursanciens seigneurs, auxquels ils dtaientaccoutumds d’obdir. Malgrd les ddca-des et l’abolition des fdtes, ils faisaientcdlebrer la messe les fdtes et diman-clies, etserendaienten armes äl’dglisepour defendre, disaient-ils, la maisondu Seigneur et leur bon curd.
Jusqu’alors les nobles n’ont fait quesuivre et avec peu d’ardeur le mouve-ment populaire. Ils ne furent pas lesPremiers ä prendre les armes. Un richeartisan , nomme Delouche, maire deBressuire , donna lc Signal de l’insur-rection armee. 11 avait eu l’imprudenccde publier la loi martiale contre dechauds patriotes qui le voulaient con-traindre ä prendre des mesures de ri*gueur; oblige de fuir, il courut l eScampagnes, ameuta les paysans, et setrouva bientöt a la töte de quinze Centsinsurges. La guerre civile commence-Au lieu de se porter de suite sur Bres-suire, il marcha sur Chätillon, qui avaitete evacue par les autoritds. Le 24 aoüt,il se presenta devant Bressuire , ° uetaient accourues les gardes nationalesdes villes environnantes. Le combat nefut point un instant indöcis; les insur-ges, abandonnds de leurs chefs se n"'rent en deroute. Le commandant despatriotes voulut haranguer les prison-