Band 
Tome septième.
Seite
1122
JPEG-Download
 

1122 L’EMPIRE,

ble. Un chef de bataillon prendra le com-mandement ä chacune des barriüres prin—cipales afin d’assurer Ics Communicationsä l’inlerieur ct au deliors, degager losgrandes rucs ct se eoncerter pour la de-fense de l’enceinte avcc Ics commandanlsmilitaircs des faubourgs exferieurs.

Le gouverneur Hullin concourl aux dis-positions de defense autant que Ic per—mellent la faihlesse des troupes donl il dis-pose et les besoins multiplies de la policemilitaire.

Le comte Omano prend ses mesures pourque les reserves de la garde puissent lesoir müme se mellre en ligne avec le corpsdu general Compans, et se porle de sapersonne, avec une parlie de sa cavalerie,jusqu’au villagc de Panlin.

Vers midi, le Roi monte ä cheval avecle general Maurice Malhicu, son ehefd’e-tal-major, et avec celui de la garde pari-sienne, pour reconnaltre les deboucliesd’oü l’ennemi peut sc porter sur Paris, etspecialement sur les hautcurs qui le domi-nent. Le Chevalier Allent, qui les a par-courusdans les reconnaissances ordonnöespar l’Fmpereur, fait remarquer d’abord auRoi le jvoint oü la route des pclits ponlsrejoint celle d'Allemagne. Une colonne cn-nernie peut, ä Villeparisis, gagner celleroute par le pont de Mitry sur le'canal del’Ourcq, et combincr sesmouvcmenls avccccux des eolonnesqui suivraientles roulesd’Allemagne et de Senlis. Joseph examineensuite le village de Panlin, (es hautcurset les esearpementsqui formen! ou prolon-gent ä gauche la position de Romainville,et se lient par les maisons elevües de cePremier village au poste avanlageux quesa lnasse offre dans la plaine entre les col-lines et le canal de l’Ourcq. 11 donne ordreau general Ornano de posier sa cavalerieau moulin de la Folie, pour eclairer lesdebouclies de la plaine, .entre Noisy- le-Secet Bondi. Le Roi se porte ä Rosny, aupoint oü les colonnes ennemies, debouchantdesroutesdeMontfermeil et de Lagny, s’e-leveraient sur les hautcurs-pour marcherde niveau contre la position de Romain-ville, ou descendre dans les bois de \'in-cennes, masquer ou insulter Ic chäloau, ettourner les tambours construils sur la rivegauche de la Marne aux ponls de Sainl-Maur et de Charenton. La rcconnaissancese dirige ensuite sur ces deux points. Lesouvrages qui les couvrent ne potirronlülre uliies que dans Ihypothese oü les corpsdesducsdeTreviseet deRagusc ne serontsuivis que par des troupes legeres, et queles masscs opposees au general Compans,negligeroiit le lendemain de semparerdesdebouclies de Monlfermeil et de Lagny.

Dans celtc rcconnaissance, Joseph nePrit qu’une idee imparfaite du terram, eleourse rapide parait n’avoir eu pour

objet que de faire la meilleure dislributionpossible des forces appelees a le defendre;car il importait, en efTet, de confier, auxIroupcs les mieux i onstituees, les viltagesde la ' b lormanl des poinls de defenseuniqücs non proleges de Varl ni de la na-(ure, et de reserver, aux moins aguerries,les positions successives de Romainvilleet de Saint-Fargeau, donl, les llancs et lesapproches semes d’escarpements, de bois,de vignes, (renclos, dc'aienl faciliter leschicanes et les relours oflensifs.

Quoi qu’il en soit, celle rcconnaissancetermince, le Roi relournaen toule bäte auxTuileries, oü, aprüs en avoir confere avecles trois Marechaux, il arrüla les disposi'lions suivantes :

Le lendemain, 30, la poinle du jour,Io duc de Raguse devail occuper la positionde Romainville, et les generaux Companset Ornano defendre Pre-Saint-Ocrvais etPanlin, ainsi quelo lerrain entre les hau-teurs el le canal de POurcq. Le corps duduc de Trevise avait l’ordre d’entrer eilligne entre le canal et Montmarlre, etd’occuper les longs faubourgs de La Vil-leite et de La Chapellc. II futconvenu quele quartier-general du Roi serait place äMontmartre, oü le comte Hullin mcltraitun poste, et que le resle de ses Iroupesferait, avec la garde nationale, le serviccinlerieur, garderail les barriöres et defeii-drait les parlies de l’enceinlo que l’armeene couvrirait pas.

Les deux reserves d'artillcric, ainsi (juctouteslespiücesinutilessur la rive gauchede la Seine, attelees de chevaux de posteet de riviere, lürenl reunis au nombre devingt-huit pieces ä la harriero du Trdne.Le majcA - Fvain, de l’artilhiric de la ligne,en prit le commandcmcnl, et l’on y attacluucomme poinlcurs, des canonnicrs-veteranSde la garde imperiale.

Aucun changement esscnlicl n’ayant eiejuge par le Roi, dans le dispositif arrötedes le matin par le ducdeConegliano pourlagarde parisienne, le Marechal so contcntade ])rescrire aux chel's de legions de 1 ;tii'<'irendre les armes, düs qu’ils enlendraicntlallre la generale. Fn leur recommandautd'assurer la tranquillile inlerieure de la ca-pilale, il les engagea ä occuper au dehorsde l’cnceiute quelques avant-postos et aporter, sur les hautcurs de Montmartrede Saint-Chaumonl, des forces qui lissentgrossir celle de Farmen aux yeux de l’ c!1 'nemi: « Je ne vcux point, disait-il, en do' 1 '» ner l’ordre; mais je verrais avcc la P ll ' &» vivo salisfaclion des ofliciers, sous-» ofliciers, grenadiers et chasseurs u» bonne volonte, se presenter pour occu-

percette ligne d’avant-postes. * -

Ce n’etail pas saus motif, (pte le * J a -cbal se bornait ii une invilalion. P 0 "'®-.en eilet douze mille hommes mal anm» ,