Band 
Tome septième.
Seite
1126
JPEG-Download
 

4126 L’EMPIRE,

hauteurs, le general Boyer pousse en co-toyant Jeurs pentes ses lirailleurs sur Pan-tin, et se raet eil mesure de los soutenir, Lesuccös couronne partout nos cfforts. Surles hauteurs, tes Kusses etonnes et pris encolonnes de marcho, sur un tcrraiu dilli-cile et embarrasse de clölures, so nt expul-sös du bois et ramcnes au village; leurdroite est repoussee dans les gorges sousles murs duparc de Romainville.

Dans la plaine, les tirailteurs de lajeune garde penetrent presqu’en mömotemps jusqu’aux maisons les plus avanceesde Pantin. En vain le general Kretow, pourles arröter, essaie quelques cliarges ädroite de la grand’route. Ecrases par lamitraille et embarrasses par les accidentsdu terrain, ses cuirassiers sont obliges dese replier sous la protection du village.

Le combat continue sur tous les pointsavec opiriiatretc. Des deux cdtes la perteest considerablc, et les tirailteurs sont plu-Sieurs fois renouveles.

Durant cos prcmieres attaques, Io duc doTrevisc avail pris dans la plaine son ordrcde Bataille: la division Charpentier restamassee au pied de la butte de Chaumont;celle du general Curial fut destinee ;i sou-tenir la brigade Secretant dans son atta-que sur Pantin ; le general Christiani avecla sienne vint prendre position ä l’extre-mite de La Villette et de La Cbapelle, prötea renforcer la brigade Robert; ä l'extrömegauclie, la cavalerie du comte ßclliard, jaugmentee des trois cents clievaux du ge- 1neral Dautcncourt s’etablit en premiereligne entre la Cbapelloet Saint-Ouen.

Mais, en mömc temps, le eomto Lange-ron, averli par le canon dans son quartier-general de Blaucmenil, portait ses iroupesdu Bourget devautLa Villette, et detachaitson avant-garde contre le village d’Auber-villiers qu’occnpaient les tirailleurs de labrigade Robert.

Ges renforts, procuranl de pari et d’aulreles movens de soutenir 1’altaquo et la de-fense de Pantin, n’auraient fait que balan-cer les chances du combat, si le generalBarclay de Tolly ne se füt detormine äfaire donner une partie, des gardes et re-serves. II venait d’ötre instruit des motifsqui retenaient encore, loin de la ligne, lereste des corps de l’armöe de Silesie, ceuxdu prince royal de Würtemberg et du comtede Giulay; il voyait ses troupes prötes äilechir dans Pantin et k Romainville :l’occupation de ces points par les Franjaispouvait, sinon decider la joumee, du moinslaisser ä Napoleon le temps d'arrivcr.Toutes ces raisons le portörent ä engager,dans un mouvement decisif, 1’elite de sestroupes.

D’apr&s ses ordres, la douxieme divisionde grenadiers russes, sous le commande-nient du lieutenanl-gendral Paskiewitsch,

va soutenir sur les hauteurs, entre Mon-treuil et Romainville, le ilanc gauclie dugeneral Rayefski; tandis que le generalKnieschnin se porte au soutien du centreavec une brigade de la premiere division,et que le lieutenant-general Tschoglikow,avec l’autre, marehe vors la droite danslos bois de Romainville. Dans la plaine,les gardes prussienncs et de Bade vontrenforcer les Iroupes qui disputent Pantin,et ces nouveaux moyons pcrmeltont au ge-neral Rayefski de reprendre l’offensive.

Sur les hauteurs, tandis que les divi-sions Tschoglikow et Knieschnin mena-cent de front la gauclie et le centre du ducde Ragusc, le general Mezenzow, soutenupar toute la cavalerie du comte Pahlen,chasse nos troupes de Montreuil, poussedes reconnaissanccs sur Vincennes, con-tient la cavalerie du general Bordesoullc,et s’appröte h debusquer le duc de Padouedu platoaude Malassisepourlcrejelcrau-dclii du vallon de Bagnolel.En mftine temps,le general Pitschnitzki, ayant en reservela division Schaschalskoi', s’eleve sur lespentes de Pantin au bois de Romainville,pour prendre en Ilanc a la gauclie du ducde Raguse, les troupes eommandees par legeneral Compans. Pendant ce mouvement,io prince Eugöne de Würtemberg se dis-pose ä l’attaque du village du Pre-Saint-(lervais, et manoeuvre dans le butd’isolerdu general Compans la division Boyer, etde separer les corps des deux Marechaux.

Le duc de Raguse, ainsi menaoe sur sonfront et ses,Hanes, fait sur-lc-champ ses«lispositions. II pousse contre la colounedu general Knieschnin la brigade du ge-neral Föurnier, qui tombe blosse grieve-ment : cet accidcnt, au lieu d intimidcrlcstroupes, les anime encore davantage, etcette poigmie d’hommes lient Tcnncmi enechoe.

Le Marechal detache la division Ledruau soutien du general Compans, qui rap-mlle, de Pre-Saint-Gervais surle plateau,c 1 L' regiment de Voltigeurs, alin de sou -tenir la brigade Chabert, fortement occu-pee dans les bois de Romainville par lestötes des colonnes de Pitschnitzki et deTschoglikow. La division Ledru trouvo saroute coupee par la premiere, la culbutosur les pentes de Pantin, et arrive ä tempspour lenir töte au general Tschoglikow.

Le prince Eugöne de Würtemberg ralliela division Pitschnitzki derriere celle deScliaschafskoi, cotoie au bas des pentes loshauteurs do Romainville, eise jette sur levillage du Pre-Saint-Gervais que liefen-daient seulement deux Bataillons formantl’extröme droite du general Boyer. Le ducde Raguse, iuforme parle genöral Com-pans qn’ils ont poine a s’y maintenir, «qu’il est fortement occupö lui-menio surson front, detache ä leur socours Jo coionei