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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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AMÉRIQUE . 5

même sujet : de Humboklt, Examen critique de lhistoire géographique dunouveau continent; et de Vamhagen, Vespuce et son premier voyage,1197-1498, dans le Bulletin de la Société de géographie de Paris, 1858,tome 1). M. Edouard Charton ( Voyageurs anciens et modernes, t. III,p. 192-196), déclare immérité l'honneur fait à 'Vespuce, mais le défendcontre le reproche de mensonge et do faux, et démontre quil nest pasresponsable de linjustice qua propagée Hylacomylus (Waldsecmüller).M. Charton admet le prénom A merigo, inconnu en Italie , mais fréquenten Allemagne ( Amalrich , Amelrich). Cest lancien nom français Amauryqui est devenu quelquefois Maury.

2° EXTRAITS ET ANALYSES

Antiquités américaines.

On a beaucoup discuté dans notre siècle sur la pluralité oulunité des races américaines. De cet amas « de systèmes con-tradictoires , dhypothèses aventureuses et de divagationsréelles », accumulé par les deux écoles polygénistes et mono-génistes, cest à peine si la critique a pu faire sortir quelquesdonnées probables. Le cadre et la nature de cet ouvrage nenous permettent pas de passer en revue les opinions des savantsqui ont discuté ces mystérieux problèmes sans les résoudre.MM. de Humboldt, de Quatrefages, labbé Brasseur de Bourbourg , César Dalv, Angrand, Waldeck ; les savantsétrangers Nott, Gliddon, Haven, Bancroft, John Short,Squier, Davis ne s'accordent pas dans leurs conclu-sions ; les uns admettent et les autres rejettent l'antiquitéde la race américaine; ceux-ci affirment que les tribus asiati-ques sont venues peupler lAmérique , et découvrent des rap-ports certains entre la civilisation mexicaine et les civilisationsde la Haute-Asie ; M. de Quatrefages, par exemple, soutientque les Chinois connaissaient lAmérique bien avant que lesEuropéens eussent à ce sujet dautres indications que les don-nées plus ou moins légendaires. Ceux-, et ce sont surtout lesAméricains, nient les migrations volontaires des peuplesdans le nouveau continent, et le représentent comme ayantété absolument isolé depuis les premières périodes géologi-ques lhomme a fait son apparition sur la terre. Ces diver-ses théories fourniront longtemps encore une abondantematière aux discussions des congrès des Américanistes. Ce qui