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L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
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ÉTATS-UNIS DE é’AAÎÉRIQUE DU NORD.

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lies Chinois aux États-Unis.

Un homme d’Etat américain , M. George F. Seward, se féli-citait, il y a vingt ans, de voir les premiers immigrants chinoisdébarquer sur les côtes de la Californie . « Deux civilisations,» disait-il, parties l’une et l’autre des hauts plateaux de l’Asie ,» il y a plus de 4 000 ans, reviennent aujourd’hui, après un» long voyage autour de la terre, se rencontrer sur les rivages» du Pacifique. » Et déjà il prédisait « la disparition des races et» la restauration de l’unité de la grande famille des hommes. »Mais ces espérances et cette confiance du sénateur Seward ren-contrèrent bientôt des contradicteurs ardents aux Etats-Unis . Lesignal de la guerre aux Chinois partit de la Californie où la dé-couverte de l’or avait bouleversé les conditions et les fortunes;des politiciens peu scrupuleux, dans des discours perfides etmensongers, excitèrent et déroutèrent l’opinion publique, enreprésentant, comme les vrais auteurs de tous les maux de laCalifornie , cette poignée d’Asiatiques qui étaient venus chercherdans le nouveau monde un soulagement à leurs misères.

Et pourtant les Américains ne devaient s’en prendre qu’àleur gouvernement de l’arrivée de ces nouveaux venus. En 1842et 1844, l’Angleterre et la France avaient forcé la Chine àouvrir certains ports de l’empire à leurs vaisseaux de commerce.Les Etats-Unis obtinrent le même privilège, qui fut étendu etconfirmé plus tard par un nouveau traité signé en 1868. Cetraité porte le nom du négociateur, Anson Burlingame , officieraméricain passé au service de la Chine , et ambassadeur duCéleste-Empire en Europe et aux Etats-Unis . L’article 5 estainsi conçu : « Les Etats-Unis d’Amérique et l’empereur de» Chine reconnaissent pleinement le droit naturel et inalié-» nable qui appartient à tout homme de changer de lieu et de» pays ; ils reconnaissent également l’avantage mutuel d’une» liberté réciproque d’émigrer et d'immigrer de l’un des deux» pays dans l’autre , pour raisons de curiosité ou de commerce ,

vaut M. Hepworth Dixon, devaient en cent cinquante ans, mongoliser l'Amé-rique, ne comptent que 105607 individus, presque tous établis en Californie ; onen trouve un millier tout au plus à New-York . Quant aux Indiens, représentanlsde la population primitive, ils décroissent sans cesse. En mettant à part les25000 Indiens civilisés recensés en 1870, et les 65000 recensés en 1S80, ontrouve que les Indiens des tribus sont au nombre de 255 000, parmi lesquels130 000 sont demi-civilisés et les autres nomades.