215
-Mil
à;i!aà e ;-
IIS (iiir.i'n ,t.
fa-ffifcfc"k fats;
œ.lipj
}WVi . ....
ai: ih -'...*ùœ 1 -
?bv , <.; l{
IfcStP.i.wl.i
l'aaaj.;.
. fars.'-;
i fa si!.:: 3
lâarj!. :i »as-is
fcc/. L‘:®
W ‘ *£»
fflEEc IL'— .S E'jttü ï*
afci
imr::.;5ïcîurn •'■aspaB-vi
».l’ U
nf-is: ®
iKce dis*:t^ls
ii .-art ]»■g BiMmïi**
üsgKiî^
IDWOSÏ'.SJS
lip. faliS- 1
jg.-STTK--'
asnip-
IL'''- 1 '
ETATS-UNIS DE L’AMÉRIQUE DU NORD .
dont la retraite a été provoquée par ces conflits, a pris en mainla défense des Chinois, réfuté les accusations haineuses de sesconcitoyens, et démontré que les dangers dont on menaçaitl’Union étaient au moins fort éloignés, sinon purement imagi-naires. Il fait voir, à l’aide des chiffres fournis par les recen-sements, que, depuis quelques années, le nombre des immi-grants chinois tend à diminuer. Avant l’arrivée des Asiatiques,la Californie manquait de tout, importait tout à grands fraisdes états de l’est et de l’Europe . La cherté et la rareté de lamain-d’œuvre empêchaient l’établissement d’industries indi-gènes 1 2 . Les Chinois vinrent et fournirent le travail patient,consciencieux, à bon marché; grâce à leur concours écono-mique, la Californie construisit des chemins de fer, desséchases marais, ensemença ses terres, devint un grenier d’abon-dance, se couvrit de manufactures, d’ateliers, de fabriques detoute espèce ; elle soutient aujourd’hui la concurrence étran-gère; le taux d’intérêt des capitaux, le prix de la main-d’œuvres’y abaissent graduellement. Les industriels californiens, quine classent pas la reconnaissance et l’humanité parmi les vertusmarchandes, refoulent le Chinois, sans pitié, moins commeun être dangereux que comme un instrument inutile 3 .
Injustice des Américains envers) les Chinois.
« Je ne trouve pas de mots assez sévères pour blâmer laconduite des Californiens à l’égard des hommes de la racejaune. Ces derniers sont presque mis hors de la loi. Devantles tribunaux, leur témoignage est répudié. Ceux qui tra-vaillent dans les mines sont frappés d’une capitation dequatre dollars par mois. Aux placers, des scènes sanglantesse reproduisent périodiquement. Les mineurs blancsdonnent la chasse aux Chinois, les expulsent du terrainque ceux-ci ont acquis régulièrement, les tuent s’ils osentrésister. Souvent, sans la moindre provocation de leurpart, ils les frappent ou les détroussent. Mais les choses enrestent là. Il n’y a pas d’exemple d’un verdict du jury