Buch 
L' Amérique : choix de lectures de géographie accompagnées de résumés, d'analyses, de notices historiques, de notes explicatives et bibliographiques / L. Lanier
Entstehung
Seite
226
JPEG-Download
 

226 LECTURES ET ANALYSES UE GÉOGRAPHIE.

Les races anglo-saxonne et germanique fournissent à ellesseules en moyenne les quatre cinquièmes de l’émigration an-nuelle. Les peuples de race latine ne fournissent aux États-Unis qu’un faible contingent ; leurs émigrants se dirigent presquetous vers les régions de l’Amérique du Sud . Il n’est pas de paysdu reste qui ne contribue au peuplement de l’Amérique l 2 * ; dansles listes on découvre des Grecs, des Turcs, des Japonais, desArabes. En 1874, on a signalé pour la première fois des Islan-dais: les Chinois arrivent à San-Francisco par milliers, malgréles mesures d'exception décrétées par le gouvernement, malgréles violences exercées contre eux par la population.

De ces émigrants, un tiers environ reste à New-York ; unquart se répand dans les trois principaux états agricoles dol’ouest : l’Illinois, l’Ohio, le Wisconsin ; un huitième dans larégion industrielle et minière de la Pensylvanie ; le reste dansles états du nord-est ou les territoires du Missouri ; un très petitnombre se dirige vers le sud. Près de la moitié des immigrantsont de trente à trente-cinq ans, 1 3 % ont moins de dix ans,23 % de dix à vingt ans, 10 °/„ plus de quarante ans.

« L’immigration est la grande richesse de l’Amérique duNord . Non seulement on calcule que chaque immigrant,comme travailleur, comme capital humain, s’il est permisde parler ainsi, représente par lui-même au moins la valeurà laquelle on estimait le nègre esclave, c’est-à-dire 1000 dol-lars ou plus de 5000 francs; mais il faut bien recon-naître aussi que c’est surtout à l’immigration que les États-Unis doivent leur remarquable accroissement de population.Si le nombre des habitants y double tous les vingt outrente ans, c’est grâce à cet essaim d’Européens qui se fixedans le pays. Un estime aujourd’hui à 50 millions le nombred’habitants des États-Unis ; il ne serait guère que de 20sans les immigrants 8 qui depuis cinquante ans viennentféconder ces riches contrées. '

» C’est par suite de l’immigration que la république a pudonner le droit de cité à des hommes tels que le SuédoisEricsson et le Suisse Agassiz : — Ericsson, qui devait payer

1. V. au résumé géographique îe tableau de l’immigration.

2. De 1820 à 1870, les Etats-Unis n’ont pas reçu moins de 7500000 immi-

grants (chiffre ofCcielJ.