426 LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE,avancer vers le nord jusqu’à l’endroit où elle s’enfonceraitdans la terre; là il fonderait son empire. Il voyagea len-tement le long de la côte ouest du lac, à travers les largeset vastes étendues du Puno , remonta la vallée du RioPucura jusqu’au lac de La Raya, où finit le bassin duTiticaca, et où les eaux du Rio-Vilcanota prennent leursource pour aller se joindre à celles de l’Amazone . Il des-cendit la vallée de ce fleuve jusqu’à ce qu’il atteignit l’en-droit où s’élève maintenant Cuzco et où sa baguette d’ordisparut. Là, il fixa son séjour et là s’éleva, avec le temps,la cité du Soleil, la capitale de son empire, le sanctuaire dela religion et le centre de sa puissance.
» Dans cette île, berceau traditionnel des Incas , ontrouve encore les restes d’un temple du soleil, un couventde prêtres, un palais royal et d’autres témoins de la civili-sation inca. Il est facile de trouver la caverne peu profondeau-dessous d’un rocher de grés, où Manco-Gapac s’abritaavant qu’il n’eût reçu sa haute mission, et qui était vé-nérée au-dessus de toute chose dans l’empire des Incas .Dans-la partie la plus chaude et la plus abritée de l’îleexiste un jardin des Incas , avec ses bains et ses fontainesqui coulent encore. Non loin de l’île de Titicaca est l’île deCoati, consacrée à la lune, où s’élève le fameux palais desvierges du soleil, construit autour de deux sanctuairesconsacrés l’un au soleil, l’autre à la lune. C’est un des mo-numents les mieux conservés et les plus remarquables del’architecture aborigène américaine. L’île de Soto étaitl’île de pénitence, et l’on s’y retirait pour le jeûne et l’hu-miliation. Ainsi que les autres îles que j’ai nommées, celle-làest riche en restes de l’ancienne architecture. »
E. G. Sqüier 1 ,
Quelques remai'ques sur la géographieet les monuments du Pérou .
(Bulletin de la Société de géographie de Paris , janvier 1SG3.)
i. Sur A3. Squier. V. page ifl.