oOO LECTURES ET ANALYSES DE GÉOGRAPHIE.
que les mulets en bon état et chargés convenablement nefaiblissent jamais dans les voyages ordinaires. Ils résistentparfaitement aux froids et aux mauvais temps, et si l’onsait les faire reposer avec méthode, leur faire passer l’hiverdans de bonnes invernadas, c’est-à-dire aux endroits où il ya du bon fourrage, soit naturel soit artificiel, ils se refontparfaitement. C’est pour cela, que l’on a multiplié si abon-damment les champs de luzerne ( alfalfares ) dans toutes lesprovinces des Andes . Pour les voyages de la Cordillère deCopiapo, on a soin de ferrer les mules et môme les bœufs, àcause des vastes plateaux pierreux qu’il faut traverser;partout ailleurs on ne les ferre point, la corne de leurs piedsest assez dure pour affronter les passages caillouteux, quine sont qu’une exception dans la route.
» Les troupeaux de bœufs que l’on conduit au Chili fonten moyenne huit lieues par jour ; on leur fait suivre lesquebradas où il y a le plus d’herbe, et rarement le chemindes voyageurs, qui est le plus court, mais presque toujoursaussi le moins abondant en pâturages. Ces animaux nesont expédiés qu’en très bon état ; aussi maigrissent-ils peuen route, à moins que le temps ne soit mauvais ; ils sereposent dans les alfalfares du Chili , jusqu’à ce qu’on lesvende pour la boucherie. Les moutons ne font enmoyenne que quatre lieues par jour, et encore faut-il lesfaire reposer tous les cinq jours. Il résistent parfaitementau froid et ne souffrent que dans les terrains très pierreux.Dans ce cas, on leur enveloppe quelquefois le sabot dans unmorceau de peau pour leur rendre la marche moins dou-loureuse. Dans la province de Jujuy , pour le commerce avecla Bolivie , on emploie principalement l’âne comme moyende transport ; cet animal porte en moyenne six arrobes, àsavoir un peu moins d’une demi-charge de mule, et né faitpas plus de sept lieues par jour. Le lama ne s’emploie quedans la pim a, c’est-à-dire sur les plateaux ; il porte quatrearrobes (50 kilog.) et fait quatre lieues. C’est le moyen detransport le plus lent, mais le plus économique ; cet animaltrouve à vivre là où le mulet et meme l’âne mourraient defaim.
,fj piid> £upïcalfe) *
,*fjt fes en
ÿàeta»? 1■J® -Vans
^ i il eia
; ta h
èkmtb.ail 'bifavituilwfi 1
: an peu fat@6 teins silmtnreàj
disse! ani? il nie. Le
sasaœ n
•; faut ententïàBpré».-iaanscMiàaé.it'-ijehrteïii-'istSema
S*iWiiil(‘ bdl?mua
■es toienBer
ÜSfflSæ'i,
Vcpî
VniSM.et
-sea'tc
asMteîac
; ï attache