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.tentin, à Charles le Mauvais de Navarre, son gendre, celui-ci y favorisaleurs debarquements. Ils l’occupèrent ensuite de 1418 à 1450. Enfiu ilsla ruinèrent encore en 1758, en y brûlant les vaisseaux français et dé-truisant une partie du port.
La ville elle-même offre peu de curiosités ; elle est en grandepartie moderne, bien bâtie et propre. On se trouve au sortir de la gare(pl.E5) à l’extrémité du port marchand, à l’embouchure de l&Divetteet du Trotebec. Ce port, d’une importance secondaire, se composesurtout d’un bassin de 408 m. de long sur 127 m. de large, d’unavant-port et d’un chenal de 600 m., entre deux jetées en granit.Il exporte beaucoup de beurre, d’œufs et de volailles, et la plusgrande partie en Angleterre, plus de la moitié des 30 à 31000000kilos de l’exportation de beurre des ports de France , soit pour env.45 millions de francs.
La ville est du côté O. ou à g. en arrivant. De ce côté, non loindu bassin du commerce, est le théâtre (pl. 10, E4), bel édifice dansle style classique, construit de 1880 à 1882, par de Lalande, etrichement décoré à l’intérieur, particulièrement de peintures parClairin. Ou a érigé devant en 1894 une fontaine monumentale.
Sur la petite place du même nom, qui borde l’avant-port (pi. E 4),
1 e buste de BHcqueville, colonel du premier empire, bronze parDavid d’Angers. Plus loin, à g., la place Napoléon (pl. D3), oùs’élève une statue équestre de Napoléon I er , bronze par A. le Yéel,avec l’inscription: «J’avais résolu de renouveler à Cherbourg lesmerveilles de l’Egypte ».
La rade, sur le bord de laquelle s’étend cette place, n’a pas moinsd’un millier d’hectares de superficie, mais elle a des parties inacces-sibles aux grands navires à marée basse, de sorte que leur mouillageréel n’en comprend guère que le cinquième.. Cette rade est exposéeà toute la violence des vents du nord, et la nature semblait opposerdes obstacles insurmontables à l’établissement du port militairequ’avait projeté Vauban . Il s’agissait d’abord de l’abriter par une*digue, à env. 4 kil. de la ville, et les travaux qu’on y fit furentdeux fois détruits par les vagues. C’est seulement au milieu du xix e s.qu’on est parvenu à leur opposer une barrière qui parait devoir leurrésister. C’est une jetée de 3780 m. de longueur et 150 à 200 m. delargeur à la base, composée de cubes de granit jetés en enroche-ment et s’élevant en talus jusqu’au niveau de la basse mer, où ellea encore 60 m. de largeur. Sur cette jetée a été construite une mu-raille de 9m. d’épaisseur et plus de 9m. de hauteur, devenue, parl’emploi de ciments hydrauliques, un monolithe gigantesque. Lestravaux ont coûté 67 millions. Quatre forts et douze batteries sontétablis sur la digue. Le public est toutefois admis à la visiter, etc’est une des principales curiosités de Cherbourg (barques, v. p.199). On fait de plus en s’y rendant une belle promenade dansla rade, et on a l’occasion de voir les vaisseaux de ligne qui s’ytrouvent. Du fort central, où l’on n’entre qu’avec une permissionécrite, on visitera la digue de préférence du côté O., d’où la vue est