L’HISTOIRE DU SUCRE
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Série Encyclopédique GLUCQ
des Leçons de Choses Illustrées
Les anciens n'ont connu que le raiei. Tacitedit pourtant que des ambassadeurs de l’Inde ap-portèrent à Néron du Sucre que l’on appela alorsSEL INDIEN. La canne à sucre qui poussait en Syrie et en Palestine fut connue, lors de la Croisade(1095), des compagnons de Godeîroid de Bouillonqui ne surent pas l'importer en France .
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Vers 1230, sous le règne de l’empereur FrédéricII, la canne à sucre fut importée en Sicile par lejuif Lévy. Les Espagnols l’importèrent au XIV®siècle en Espagne , puis au Xvl 0 siècle à Madèreet de là en Amérique où sa culture prit de suiteune extension énorme.
Le sucre signalé dans la betterave en. 1605pctr Olivier 9.e2ferr<?3, fcuis isolé en 4747 parMâX^raff fut extrait pratiquement wr Acriaiti en1796. Lü iabrieciüoH industrielle Ju^sucre detett-wn? i‘n ; )pcir mvereri.r Jt^boléon ]- rqui. décora lul-m.Snw3.^ ? ; G 4e.ert Vun da j-rimUr*ttl’i-r'-aaK.
D’abord lavée à grande eau. la betterave estensuite soumise au RAPAGE qui la réduit en pulpes.Les pulpes sont pressées entre des sacs de laineet le jus qui sort des presses s’écoule dans descanaux ou il est mélangé avec un lait de chaux.
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Le jus de betterave est conduit dans les chau-dières à carbonatation et le précipité, contenanttoutes les impuretés, séparé dans un FILTRE PRES-SES. C’est la i”ella plus importante opération dela fabrication sucrière.
Le jus clair filtré sur du noir animal est éva-poré, puis envoyé à I’appareil u SUCRE , d’où ilsort à l’état de cristaux qui sont séparés du siroprestant, ensachés, et expédiés en Raffinerie.
Arrivé eu raffinerie, le sucre brut subit unepremière épuration appelée TURBINAGE qui a pourSut de chasser en partie le sirop impur adhèrentaux cristaux.
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Alors le sucre est FONDU dans une grtmdechaudière, et mélangé avec du noir animal et dusang de bœuf dont l’albumine servira à clarifierle sLrop résultant.
Le mélange est soumis à l'ébullition dans un appa-reil fermé dit appareil a clarifier et de là tom-be dans des filtres en étoffe qui retiennent lesimpuretés en suspension, l'albumine coagulée etle noir animal.
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Le sirop clarifié et généralement très coloré,passe ensuite sur de hautes colonnes cylindriquesremplies de noir animal eu grain pour s’y DÉCO-LORER. Les propriétés décolorantes du noir ontété trouvées en 1811 par Figuier , pharmacieu à"Montpellier .
Le sirop à la sortie des filtres est envoyé aûxAPPAREILS A CUIRE où Feau s’évapore et les cris-taux de sucre se forment. La masse qui en sorttombe dans de grandes cuves appelées réchauf-FOIRS, d’où des tuyaux la distribuent aux ateliersde moulage.
Le MOULAGE, ou mise en forme, s’opère en ver-sant la masse cuite dans des vases de tôle vernieayant la forme d’un pain de sucre renversé: lamasse cuite versée bouillante se refroidit pendant24 heures environ.
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On porte le pam dans d’immenses chambres ap-pelées greniers. Le sirop s’écoule lentement, maiscomme lea cristaux sont encore colorés par iesirop qui y adhère, on verse sur le pain du sirop
Ê ur et incolore qui déplace le premier etl&nchit le pain. C’est ce qu’on nomme le CLAIR-ÇAGE du sucre.
Afin de précipiter l'écoulement du sirop de clair-çage par ie petit trou ménagé au basde toutesles formes à pain de sucre, on les place sur vmappareil nommé SUCETTE, qui, 4 raide du videopéré dans l’appareil, suce et aspire rapidementle sirop resté liquide ; le sucre cristallisé peutsécher alors rapidement.
Les pains de sucre sont ensuite portés dans desétuves pour s’y sécher complètement. Enfin, ils