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de Gex : c'était du reste un excellent moyen desonder les intentions de la Cour de France àl’égard de Genève 1 . En même temps le Conseildécide de se réunir tous les jours malgré les fériéset il donne l’ordre à l’état-major de la place deprendre les mesures pour que le service de gardese fasse avec exactitude.
Fn Savoie chacun s’attendait à l'entrée pro-chaine de l’armée française et de nombreux Sa-voisiens cherchaient à se retirer à Genève . LeConseil, agissant avec sagesse et habileté, décided’accorder l’hospitalité à ceux qui la demande-ront 2 ; il veut bien qu’on reçoive ces réfugiés d'unnouveau genre et qu’on leur « rende des vifites« d’honnêteté & de civilité » mais en s’abstenant de« toute conférence avec eux, pour éviter les abus. »
Le marquis de Sales avait été chargé par Victor-Améclée d’organiser la défense; il se rendit dansce but à Chambéry, puis à Annecy , pour rassemblerla vieille et loyale noblesse du pays et prendre lecommandement des milices. Dès les premiersjours du mois d’octobre tout était en mouvementen Savoie et le Conseil de Genève s’empresse defaire part à ses alliés de Berne et de Zurich des
1 « Outre que la choie elt suite, en lus il elt évident que la(< circonllance elt toute favorable fi l’on veut que nous ne* prenions point d’ombrage. » Séance du 8 octobre t joS.
2 Dans le nombre figurait le marquis de Lucinge.