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qu’autrement la France pourra prendre sur lafrontière des mesures de représailles, de sur-veillance, qui causeront à la République les plusgrands embarras ; ils vont même plus loin ; ilsprétendent que la mesure réclamée par le Rési-dent ne porte aucune atteinte aux droits de laRépublique , qu’elle est au contraire un moyen deconserver la liberté « en évitant de nous attirer« des affaires. » On pouvait aller loin avec detels arguments ! La question était trop délicatepour que le Conseil se prononçât séance tenante,les avis étant fort partagés ; il fut convenu quetoute décision serait ajournée jusqu’au retour deNo. Favre, qui avait été envoyé à Chambéry au-près du Maréchal de Tessé; toutefois, le SyndicChouet fut chargé d’exposer au Résident lesmotifs pour lesquels le Conseil désirait se con-former aux précédents et observer les mêmesrègles que dans la guerre de 1690. Ainsi le Con-seil reconnaissait que les prétentions du Rési-dent étaient toutes nouvelles et contraires auxprécédents.
Ce n’était pas chose facile de faire entendreraison au Résident, et la mission confiée auPremier Syndic Chouet n’était pas des plus en-viables. Le Syndic agit fort sagement en priant untiers, M. deCambiague, d’assister à l’entretien quiportait sur une matière aussi délicate. 11 était à