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conservées par Lambertv 1 . L’Ambassadeur deLouis XIV ne s’attendait guère à une aussi viveréplique ; il en fut visiblement déconcerté etcomprit qu’il avait dépassé la mesure ; il cherchaaussitôt à se tirer de ce mauvais pas et réponditen s’adressant aux députés :
« Meilleurs,
« S’il m’ell échappé quelque mot ou quelque« exprelïïon dans la chaleur du discours, je vous« prie de n’y faire aucune attention, car je n’ai« aucun ordre du Roy, & fi vous n’êtes pas con-« tents de la neutralité du Chablais & du Fauci-« gny, le Roy vous remettra encore Montmélian . »
M. de Puisieux battait en retraite, mais en vou-lant réparer une bévue, il en commettait une autre.Fn effet, Escher lui fit aussitôt remarquer avecbeaucoup d’à propos que le Roi ne pouvait dispo-ser de Montmélian , puisque cette forteresse étaitencore au pouvoir de S. A. R. le Duc de Savoie .L’Ambassadeur se tira d’affaire par une véritablegasconnade, en déclarant qu’on prendrait Mont-mélian et qu’on le remettrait aux Cantons.
Puisieux était en veine de concessions et sage-ment la Diète aurait dû en profiter. La France offrait la neutralité non seulement du Chablais