et du Faucigny, mais aussi de Montmélian , laplus importante forteresse du Duché, qui com-mandait la route d’Italie . La Diète, obéissantconsciemment ou inconsciemment, à T influencede Mellarède, repoussa l’offre de Puisieux , sanss'apercevoir qu’elle se mettait en contradictionavec ses précédentes déclarations. Elle avaitrefusé la neutralité du Chablais et du Faucigny sous prétexte que ces deux provinces n’étaientprotégées par aucune place forte, et elle persistaitencore à refuser lorqu'on lui offrait éventuellementla forteresse de Montmélian ! Quels sont les motifsallégués par la Diète ? Les députés n’ont pasd’instructions sur ce point spécial ; d’autre part,nul n’a qualité pour engager à cet égard le Ducde Savoie. Enfin, si la forteresse de Montmélian ,déclarée neutre, venait à être attaquée par l’uneou l’autre des puissances belligérantes, les Confé-dérés encourraient une lourde responsabilité !
En somme la Diète ne fournissait que depiètres arguments; elle s’était mis en tête d'ob-tenir la neutralité de toute la Savoie et elle n’envoulait pas démordre ; la même députation quiavait été chargée de formuler la première de-mande fut renvoyée auprès de l’Ambassadeur deErance pour la renouveler.
M. de Puisieux n'était pas plus patient qu’ilne fallait; il avait reçu la Diète avec magnifi-