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Saint-Rémy, ne doutant de rien, envoyait à An-necy et à St-Julien l’ordre imprimé de ne plusà reconnaître d’autre souverain que le Duc de
Savoie . C’était aller un peu vite en besogne.Les troupes piémontaises poussèrent leur pointejusque devant Chambéry qu’elles sommèrent dese rendre, mais inutilement (16 août). Ce premieréchec dut refroidir un peu leur ardeur, toutefoisles Français n’en profitèrent pas pour attaquer;sans doute ils ne se sentaient pas en nombre.Quelques jours après, le 22 avril, les troupes pié-montaises battirent tout à coup en retraite, sansmotif apparent, et reprirent le chemin du Mont-Cenis . Cette courte campagne de printemps n’avaitM eu d’autre résultat que de faciliter le ravitaille-
ment de la forteresse de Montmélian. La Savoie se retrouva au pouvoir de l’armée française et leDuc De la Feuillade s’empressa d’envoyer deuxcompagnies de dragons dans le Chablais pour enreprendre possession et y rétablir l’ordre anté-rieur.
Entre temps la Diète s’était réunie à Baden ;elle allait constater elle-même l’impuissance àlaquelle la réduisaient les intrigues de la diplo-matie étrangère ! Le marquis de Puisieux , ambas-sadeur de France , et Beretti-Landi, ambassadeurd’Espagne, accrédité à Lucerne , firent jouertoutes les influences pour empêcher les Petits