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PROMENADES D TTN ARTISTE.
parlait de les lier ensemble et de les précipiter sur lerocher où s’est tué Francesco. ■»
Ce récit m’a laissé un poids sur le cœur. Il y a doncun peu de ce misérable or au fond de tous les suici-des! Dans les grandes villes, on se tue pour en avoirtrop; dans ces pauvres montagnes, on se tue pour n’enavoir pas assez. Ayez pitié du pauvre Francesco !
« Que n’employait-il son temps, me disait mon voi-turier, à défricher quelques acres de terres vagues qu’onlaisse incultes sur le flanc de ces monts, faute d’énergieet de persévérance; en moins de temps peut-être et avecmoinsde peine,il aurait gagné les cent cinquante scudi ! »Le conseil vient un peu tard, dis-je en moi-même. Etd’ailleurs est-il bien vrai, ici comme dans les villes, qu’onpuisse acquérir quelque chose avec rien ?
V. Excursion au Mont-Xlosa.
Quand on a traversé l’Ânza sur le pont fatal d’où s’estprécipité le pauvre Francesco, on entre dans la vallée deMacugnana. Nous n’avons plus le paysage du beau vald’Ànzasca.Tout change d’aspect.Nous sommes au milieude ce que les beaux esprits appellent une belle horreur ,comme si ce qui est horrible pouvait être beau, et ré-ciproquement. Un chemin rocailleux pénètre au sein