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Bd. 2 (1835) Tyrol.-Suisse.Nord de l'Italie / [D. Nisard]
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UE BRIE& AU LAC MAJEUR .

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rouvrent en été. A certains endroits, les couches dela neige de chaque année se font remarquer, commedans les profondes carrières les couches antédilu-viennes; ailleurs, ce sont de hautes pyramides, dunvert éclatant.

Du pied même du glacier sort un jet deau dont latempérature est si froide, que le thermomètre y tombeinstantanément de dix-sept degrés à zéro. Tout auprès,et jusquau milieu du glacier, au sein des neiges éter-nelles , sélèvent des bouquets de mélèze , qui projettentlombre de leur feuillage noirâtre sur la blancheuréblouissante des neiges : forêts aériennes dans les-quelles laigle seulement fait entendre son cri sauvage,quand il se plaît à planer au-dessus des glaciers, par unbeau soleil, et à voir son ombre ondoyer au gré de sonvol capricieux, sur ce miroir de glaces éternelles. Cesforêts sembleraient devoir échapper aux atteintes delhomme : eh bien non, ni les précipices, ni les glaciersne les en défendent; le montagnard, avec sa sandale decuir et son croc, gravit intrépidement sur le rebord deces abîmes, pénètre dans ces forêts inaccessibles, et,armé dune hachette, fait des incisions aux arbres, dsort une résine quil recueille dans des sebiles de sapin ,et quil rapporte figée sur son dos.

Saussure, lintrépide explorateur des Alpes , lillustre