INSPRUCK.
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et d’autres moins connues de l’histoire; faibles femmesqui ont vécu au milieu de ces hommes de fer, quelque-fois fières et guerrières comme eux, le plus souventtempérant leurs passions rudes et violentes par la dou-ceur de leur commerce, par la pitié et par l’amour.
Ce n’est pas tout ce que renferme de curieux objetsd’art l’église cathédrale d’Inspruck. Trente-trois statuesde saints, en bronze, peuplent le sanctuaire ; une vierge,d’argent massif, préside à la sainte assemblée. U y a en-core des tombes glorieuses, des rois et des reines ; maisla plus touchante, la plus visitée de toutes ces tombes,c’est celle d’André Hofer dont je vous ai raconté tout-à-l’heure la vie si héroïque et la mort si digne de sa vie.C’est pourtant une simple pierre, avec son nom ; l’Au-triche a promis d’élever un monument sur cette pierre ;mais les services d’Hofer sont déjà si loin : le nou-vel empereur ne sait peut-être pas le nom du hérostyrolien, et l’Autriche oublie si vite les services passés !C’est sous cette pierre que dorment les restes du héros,après avoir été délaissés pendant quinze ans dans quel-que coin des bastions de la citadelle de Mantoue . Ce nefut qu’en i8a3, le 22 février, qu’un ordre de l’empereurFrançois les fit exhumer et transporter dans la cathé-drale d’Inspruck : six de ses anciens compagnons d’ar-mes, dans leur habit de guerre, placèrent sur leurs