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Bd. 2 (1835) Tyrol.-Suisse.Nord de l'Italie / [D. Nisard]
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PROMENADES PUN ARTISTE.

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épaules le cercueil sur lequel on avait mis le chapeau etl’épée d’André Hofer. Les autorités civiles et militairesde l’Autriche suivirent le convoi funèbre, lequel passasur ce pont de bois qui l’avait vu si vivant et si glorieux,accompagné d’une population immense, descendue detoutes les montagnes voisines pour rendre les derniersdevoirs à l’homme du peuple tyrolien. Hofer n’a eu jus-qu’ici et n’aura peut-être jamais de monument durableque dans la reconnaissance de ce peuple.

L’église Saint-Jacques est d’une belle construction, eta de beaux ouvrages en marbre et de très médiocrestableaux de l’école allemande , remarquables par lapauvreté de la pensée et le faux éclat des couleurs. L’é-glise de la Sainte-Trinité, outre l’excellence de son ar-chitecture, a le mérite tout profane de posséder unecoupole de deux cent quinze pieds de haut, du haut delaquelle on peut contempler tout à son aise, appuyésur une balustrade, la jolie vallée de l’Inn, qui monteinsensiblement vers le Brenner, avec ses champs, sesprairies, ses vignes, coupées par des ruisseaux qui cou-rent se jeter dans le torrent. L’intérieur de l’église mé-rite d’être visité par son revêtement de marbre indi-gène, qui est comme la pierre du pays. Il y a, en fait detableaux, une sainte-trinité, qu’on dit de Rubens , etqui vaut Rubens, et uri tableau d’Albert Durer , à coin-