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mène a résoudre. Quoi qu’il en soit, je pense qu’ily aurait de la témérité à vouloir, sur la foi d'un seulmanuscrit, assigner une patrie à Macrobe . asser-tion , toutefois, serait moins gratuite que celle quilui donne, la ville de Parme pour patrie; assertionreproduite dans la plupart des dictionnaires, et quivraisemblablement n’a d’autre fondement qu’unetradition vague : car, malgré tous les efforts quej’ai faits pour en découvrir la source, le plus ancienauteur où je l’ai trouvée énoncée est Gauden/.ioMerula 1 , qui vivait dans le seizième siècle ; encoren’en fait-il mention que pour la signaler commeune erreur. Mais ce qui contredit décisivement cetteopinion, outre le sentiment des savants les plus dis-tingués, c’est le témoignage positif de Macrobe lui-méme : « Hos sub alio ortos caelo, latinx lingux« rena non adjurai.... polit uni. impetratumque» rolumiis , xqui bonique conciliant , si in nostro« sermone nativa romani oris eleganlia desidere-« Inr ( Saturna!.) 1. 1 , c. 2). D’après ce passage, ona dd supposer que Macrobe était Grec ( la physiono-mie de son nom ne permet guère d’ailleurs d’endouter), puisqu'à l’époque où il écrivait, le mondecivilisé ne parlait que deux langues, le latin et legrec, et que d'ailleurs sou style est quelquefois bi-garré d'hellénismes, et ses ouvrages remplis de ci-tations grecques, (’.eelius Uhodiginus * prétend quede son temps les habitants de Vérone le comptaientan nombre des écrivains auxquels leur ville avaitdonné le jour. Cette opinion n’a point trouvé de par-tisans.
III. Nous ignorons la date précise de la naissancede Macrobe ; mais nous savons positivement, d’a-près les lois du code Théodosien qui lui sont adres-sées, ou dans lesquelles il est question de lui, aussibien que par les personnages qu’il a introduits dansses Saturnales, comme étant ses contemporains,tels que Symmaque et l’rætextatus, qu’il a vécusous les règnes d’ilonorius et de Théodose , c’est-à-dire entre Tan 395, é|K>que de l’avénementd’ilonorius ÿu trône, et l’an -135, époque de lapublication du code Théodosien. Aussi ceux qui ontclassé les écrivains latins par ordre chronologiquene se sont point écartés de cet intervalle. Riecioli,dans la Chronique qu’il a mise en tète de son .11-mageste 3 , place Macrobe entre les années 305 et•100; et il relève Genebrard , Sansovino et Tlievet,qui l'avaient placé au deuxième siècle de l’ère chré-tienne, ainsi que les rédacteurs du catalogue de labibliothèque du Vatican , qui l’ont placé au dixième.Saxius (/oco lit.) place Macrobe vers l'an 410.M. Scliœll, dans la Table synoptique des écrivainsromains, en tête de son Histoire de la littératurelatine, le place sous l’année 409 A
IV. Tout ce que nous savons sur les dignités dontMacrobe fut revêtu, et sur les fonctions qu’il a rem-
» De Citillarum cmulpinorum .fntiquitatc ci Disciplina,a Gandvntio Mkhui.a; Lnyil.Seb. Criphim, 1533, in*8° (I.u, c. 2).
* hcctionvs antiqua: (I. XIV, C. 5).
3 Riecioli A ti na^os* t u m iK)vum;Psononi;e, Ifir» l, in-fol., 2 vol.
♦ Histoire de la littérature latine , par M. F. Sciioixi.iParis , 1814,4 vol. in-8\ (t. >v, p. m)
plies, est consigné dans le code Théodosien. On vtrouve d’abord une loi de Constantin 1 , datée deSirmium, le 12 des calendes de mars de l’an320, adressée à un Marimianus Macrobius, sansqualilication , que la différence du prénom, jointeà l’époque où il a vécu, |>ermetlrait de regardercomme étant le père ou l’aïeul de l’auteur des Satur-nales.
I,a loi 13, liv. xvi, lit. 10, de paganis (cnil.Juslinian.), est adressée par llonorius à Macrobe ,vice-préfet ( pro-prxfecto) des Espagnes.
Une loi datée de Milan , l’an 400, le blâme d’unempiétement de pouvoir, et le qualifie vicarius.
La loi 11, liv. vi, tit. 28 , de indulyentiis drbi-torum, sous la date de l’année 410, est adressée àMacrobe, proconsul d’Afrique .
Enfin il existe un rescrit de Théodose le Jeuneet d’Honorius, daté de l’an 482 », et adressé aFlorent. Dans ce rescrit, les empereurs déclarentqu’ils élèvent la dignité de prx/ectus sacri cubiculià l’égal de celle de préfet du prétoire, de préfeturbain ou de préteur militaire; en telle sorte que.ceux qui en seront revêtus jouiront des mêmes hon-neurs et prérogatives que ces magistrats. Tes em-pereurs ajoutent qu'ils portent cette loi en considé-ration des mérites de Macrobe , qu’ilsvir i/lustris ; en raison de quoi ils entendent qu’ilsoit le premier à proliler du bénéfice de la loi,sans que ses prédécesseurs qui sont sortis de chargepuissent y prétendre.
On a traduit ]e titre de prsrpositus sacri cubi-cuti, par celui du grand-maître de la garde-robe ,et l’on a comparé cette charge à celle que remplitle grand chambellan dans les cours de l’Europe mo-derne. Elle existait également dans l’empire d’O-rient et dans celui d’Oee.ident. Celui qui en étaitrevêtu était de la troisième classe des illustres,dans laquelle il occupait le premier rang. Il avaitau-dessous de lui plusieurs dignitaires, entreautres le primicerius sacri cubiculi,. qui avait letitre de spectubilis , et les chartularii sacri cubi-culi, au nombre de trente 3 . Tes manuscrits don-nent aussi à Macrobe le titre de vir consularis etillusler. Gronovius démontre qu’à cette époque ondonnait cette qualification aux gouverneurs desprovinces 1; et Trnesti, dans l 'Index dignitatumde son édition d’Ammien-Marcellin s , fait voirqu’elle fut donnée au gouverneur de la Coclé-Syrie .Quant à la qualilication d 'illusler, plusieurs auteurscités par Gessner 6 prouvent qu’on la donnait, àcette époque, aux sénateurs de la première classe.Je ne dois pas laisser ignorer que quelques savantsont révoqué en doute que le Macrobe dont il estquestion dans le rescrit à Florent fût le même
1 I.c'g. 3, lit), ix, tit. 10, l)e emendatione servorum.
1 Iâv. vi, tit. 8, île Pnepasitis sacri- cubiculi.
3 Cuid. Pxncuioi.i.us, Xutitiic dignitatum ulriusque im-perit; (Unième, 103 : 1 , In-fni. ( Pars secunda, p. 57.)
t Observât, liccles., c. 21.
5 U psi a -, 177.1, 111-8°.
« Novus lin g me et enulitiunis romaine Thésaurus, ln-cnpletatus et emendutus a Jo. Matth. CliSMKlio; Lipsitt,1710,1 vol. in-fol.