LES SATURNALES.
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« marttaie (lutte martiale). » Et dans le même li-vre il dit encore : « La nuit qui vient après le jour« desLucuries ( Lucarium. ) » et non Lucarionm.De même aussi plusieurs auteurs ont dit : IMw-ralium, et non pas Libcraliomm. De tout cela,il faut conclure que les anciens se sont prêtés hces variations par amour de la diversité : c’estainsi qu'ils disaient Examinas et Exnnim.es ,inermose t thermes, hilaros et hilares. Il n’estdonc pus douteux, qu’on dit également bienSa/umatiMn et Salumaliorum ; l’urt a pour luiet la règle et l’autorité de l’exemple ; l’autren’a que la seule autorité de l’exemple, mais ilest donné par un très-grand nombre d’auteurs.
Il nous reste maintenant à appuyer du té-moignage des anciens les antres expressions quiont paru étranges à notre ami AViénus. Ennius ,que, malgré l’élégance raffinée de notre sièele,je ne pense pas que nous devions mépriser,a employé nnciu concubin dans les vers sui-vants :
« Vers le milieu de cette nuit [noctn concubin),« les Gaulois ayant attaqué furtivement les murs« de la citadelle, massacrent les sentinelles sur-« prises. » En cet endroit, il est, à remarquerqu’il a dit non-seulement, noctn concubin, maismême qua noctn. Ennius a employé aussi lamême désinence dans le quatrième livre de sesAnnales; et d’une manière plus frappante en-core , dans le troisième où il dit :
«Cette nuit (/me noctn) le sort de l’Étrurie « tiendra à un (il. »
Gandins Quadrigarius dit aussi « dans le troi-sième livre, de ses Annales. « Le sénat s’assem-« bla comme il était déjà nuit (de noctn), et nè« se sépara qilè la nuit bien avancée ( noctn« mutin.) » .Te ne. crois pas non plus étranger àmon sujet de remarquer ici que les décemvirs j
dans les Douze Tables , ont, contre l’usage, em-ployé nox pour noctn. Voici les paroles de laloi: Sr tm vor, t:sr lAtr ou nuit. (Sei noxftif-tum factum, csi.1 ); si quelqu'un tuIî LE (too-tenr), il siihA tué légalement. Dans ces pa-roles, il faut aiissi remarquer qti’jl l’accusatifdu mot is (sel. Un. ali qui s. occisil.) les décem-virs ont dit ftn et non eum.
L’expression die ernstini n’a pas été employée,non plus, parmi homme aussi savant que Cæeina,sans qu’il y ait été autorisé par l’exemple" desanciens, lesquels étaient dans l’hsage d’écrirecopulativement et d’employer àdverbialcméht,tantôt dicquinti., tantôt dicquinte; ce qu’on re-connaît à la seconde syllabe qu’on fait, brève,dans ce cas, tandis qu’elle est longue de sa na-ture lorsqu’on dit seulement dlê. Ce que nousdisons de la dernière syllabe dé ëeiiiot, qu’ciièest tantôt en e, tantôt en i, fut un ttsagé desanciens qui employaient indifféremment cesdeux lettres à la lin des mots : comfne prrrfisciheet prafiscini, proclive et proclivi. Volé! utivers de l’omponius qui me revient dfttife la rtié-moire; il est tiré de l’Attellatie intitulée Mania.
« Voilà le sixième jour que je n’ai l ien fait :«je serai mort de faim dans quatre jours (die« quarte). «
On disait de même die prisline , ce qui signi-fiait la même chose que die prislino, c’est-à-direla veille. On l’écrit aujourd’hui (en changeantl’ordre de la composition des mots) pridic,abrégé de prislino die. N'objectez point qu’ontrouve dans les anciens die quarto, car on nele trouve qu’au passé, et non point au futur. Voicicomment le savant, Cn. Mattihs exprime, dansces vers de ses comédies Tàmbiqùes, noire nu-dins quartus : (mine dies qnartns.) « Dernièie-« ment, il y a quatre jours (die quarto ) j je m’en
«lixit Lucariorum. Henupie Liberatinm miilli «Usure,non Libcraliomm. Ulule prmmiiliandimi est, vnlemsinduisisse copitc |i«r variolalom : lit diccbnnt, exanimoset examines, incrmos Hincrmc.s, (um hilares ahpiehilares. Et ideo certmri est, licilo et saturnalium clSalumaliorum dlri : « uni nltmiih régula t'.Uni miciotl-talc, allerum ctsl soin , sed nudloruni (lolertdnt auctoritas.|(olii|na ailtem vcrlm, i|mn Avlcim noslro nova visa sont,veteruin noliis anal Icstimonlis nssorctida. Ennius ehini,nisi rai videlur inlcr ndslric irlalis politiores Itiiilidltiasrespuendus, noctn concubin (W\» Ida versihus .
Oua Cinlll furllrn noctn smhnta amis mtoril
Mocnia concubin, vigllesque rcpriilc cruwilnnt.
«pio in loco animadvcrtcndulil est lion solniii, quod noctnconcubin, sed «puni rt»m> twe/u «lixcrit. Et hocposait in minaliutii seplitlio. III iiimrlmi Icrllo Marinsidem dixit :
line noctn lllo pcmlcbil F.lrurla totrt.
Clandlus «inoi|uc (Juadrlgalius Annali ierlio : Scna/usnu/cm de noctn convcntrc, noctn mutin thmum ilimi/n.Non esse ali te jdllo, hoc Ih loi* id (pio.pie adnioncrc,
ipnal decrniviri Diiodcriin Talmlis ioositalc nox pro noctndixcriint. Verba Inpc sont : ski. nox. i rnrrM. factum.KSlT. SEl. IM. Ài.lQUIS. OCCISIT. jociie. caisüs. ksto. in ipii-bus vc/'his id cliain riolandiim est, ipmd ali eo , ipiod estis, linti cmn casn accnsativo, sed im, dixorunt. Sed netdie. crtistlni, a doctissimo viro sine vetenini anctorilatoprolalnm est : ipiilms moscrat, modo dicquinti, hiododicquinte, liroadvcrhiocopnlalivodicere. Ciijus imlicininest, ipiod syllaha secunda corripilnr, tpiœ nnlura prmlu-citur, cmn solnni dicitur die. Quod anteni diximus ex-tremam Tstius vocis syliaham tmn per e, | lm , per i , sc.’ibi :•consmdun. n veterihus luit, n[ | li8 |, u , lis
lllicmdiilemilcr iilcre.iilur ;siciit/j/v(./Jscii(eelpr(p//«:l l ll,
prochve et proclivi. Venit ccce illius versus Eoinpo-niam m nicinonam, qui csl cx At i ( .|| ana qnæ M ævia in-scrihitnr :
Dies hic sextus, eum niliil egi ; die quarte inoriar faine.I)ic pi is/ine codent modo «licebatur, «pmd signifieahaldie prislino, id est, priotc : «juod mine priilie dicitur,converso coniposilionis ordine, ipiasi prislino die. Nrcinliliaseuj leelum apuil veleres die quarto. Sed invenitur