Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
167
JPEG-Download
 

ICI

LUS SATURNALES.

« Us célèbrent ces jours A la ville et à la campa-« gne, par de joyeux festins, dans lesquels cha-« cun sert ses esclaves. Nous faisons de môme ; etn c’est d’eux que nous est venue la coutume que« les maîtres, en ce jour, mangent avec les cs-ii claves ».

CHAPITRE 'VIII.

I)n temple <lc Saturne; îles alIlitmts du temple et de lastatue du dieu. Comment il faut entendre les choses fa-buleuses ipi’on raconte de ce dieu.

Il reste maintenant quelque chose à dire dutemple môme de Saturne. J’ai lu que Tullus llos-tilius, ayant triomphé deux fois des Allons et unefois des Sabins, consacra, par suite d’un vœu ,un temple à Saturne, et que c’est alors , pour lapremière fois, que. furent instituées à Home lesSaturnales. Cependant Varron,dans son sixièmelivre, qui traite des édifices sacrés, dit que ce futle roi L. Tarqnin qui passa un marché pour laconstruction d'un temple de Saturne dans le fo-rum, et que le dictateur T. Largius le consacrapendant les Saturnales. Je n’oublie pas non plusce que dit Gellius, que le sénat décréta un tem-ple à Saturne; et que L. Furius, tribun mili-taire, fut chargé de l’exécution. Ce temple a unautel, et au-devant un lieu de réunion pour lesénat. On y sacrifie la tête découverte, selonle rit grec, parce qu’on pense que cela futainsi pratiqué, dès le principe, par les Pélasges,et ensuite par Hercule. Les Romains voulurentque le temple de Saturne fût le dépôt du trésorpublie, parce qu’on raconte,que, tout le tempsque Saturne habita l’Italie, aucun vol ne futcommis dans ces contrées ; ou bien parce que,

Exercent epulis læli : famulosque procurentQuisque Rues : nostriquu ilidem. lit mus traditus i II hicIste, ut emn dominis fnmuli epulentur ibidem.

CA PUT VIII.

De lemplo Snturni, deque bis, quæ, in linjus ædc aut ima-gine visuntur : et qunmodo inldligendn sint en, quæ duhoc duo fnbuluse diei eonsueverunt.

Nunc (le ipso (loi templo pauea relercnda sont. Tulluinlloslilimn, cum hisde Albums, do Suidais tertio Irium-phasset, iiivt'iiio fatmm Salurno ex veto cunsec,ravisse,et Suliirnnlia tune primiim lloinæ institula : quamvisVarro libro sestn, qui esl de sacrisædilms, scrihat, ædeniSaliirni ail forum lacieiidam locasso b. Tarquinium regem ;Tilum vero bargium didalorem Satmnalihus eam dodi-casse. Nec me rugit, Gcllimn scribcre, senalum dccrcssc,ut iodes Salurni fieret : ri rei b. Milium trihumim mili-luni priofoisse. Ilahet aram, et antesenaenlum. illie grai-co ritu capite aporto res divina (il : quia primo a l’elasgis,post nb Hercule ila eam a prineipio faeiitatam putani.Ædem vero Salurni ærarium llomani esse volucrmtl,quod lempore, quo incoluit llaliam, fertur milium in

sous lui, il n’existait point encore de propriétéprivée.

« Il n’était permis, ni de marquer les champs,» ni de les diviser par des limites : on prenait au« milieu du terrain. »

Voilà pourquoi on déposa le trésor du peuplechez celui sous lequel tout avait été commun àtous. J’ajouterai qu’on posait sur le faîte des tem-ples de Saturne des Tritons, la trompette en bou-che ; parce que, depuis son époque jusqu’à lanôtre, l’histoire est claire et comme parlante;tandis qu’elle était auparavant muette, obscureet mal connue ; ce qui est figuré par la queue destritons, plongée et cachée dans l’eau. VendusFlaccus dit qu’il ignore pourquoi Saturne estreprésenté dans des entraves. Voici la raisonque m’en donne Apollodore. Il dit que Saturneest enchaîné durant l’année, d’un lien de laine,qu’on délie le jour de sa fête, au mois de décem-bre , où nous nous trouvons ; et que de là est venule proverbe que : * les dieux ont les pieds delaine. » Cette allégorie désigne le fœtus, qui,animé dans le sein de la mère , où il est retenupar les doux liens de la nature, grandit jusqu’audixième mois, qu’il naît à la lumière. Kpo'voç (Sa-turne) , et Xpovoç (le temps), ne. sont qu’un mêmedieu. Autant les mythologues enveloppent Sa-turne de fictions, autant les physiciens cherchentà ramener son histoire à une certaine vraisem-blance. Ainsi, disent-ils, Saturne ayant coupéles parties naturelles de son père Cœlus, et lesayant jetées dans la mer, Vénus en fut pro-créée , qui, du nom de l’écume dont elle fut for-mée , prit le nom A'Aphrodite ; et voici leur in-terprétation : Lorsque tout était chaos, le temps

cjus finibus furtnm esse commission; aut quia sub illo ui-bil erat cujusquam privation :

Nec signant solum, aut pnrliri limite campum

Eas erat : in medium quærebant.

Ideoapud cmn Jocarctur populi per.unia communia, subquo fuissent cunclis universa communia. illud non omi-serim , Tritonas cum bucciuis fasligio Saturni tiédis super-positos : qtioniam ab ejus commcmoraliono ad nostrairælatem bistoria r.lara et quasi vocalis est ; ante vero muta,et obsenra, et incognita. Quod testantur caudae Trilomnn,Immi mersie et abscondilæ. Cur autem Saturnus ipse inconipedibus visatiny Venins Marcus causant se ignorantdicit. Verum mihi Apollodori lectio sic suggerit. Salurni unApollodoius alligari ait per anniim lanco vinculo, elsolviad (lient silti festum, id est, tueuse hoc decembri : niquaimle proverbinm ductum, dcos hittcos pedos lntbere;signilicari vero, dceinio mense scnicn in utero animatumin vilain grnitdcsccro : quod douce crmiipalin lticem, mol-libtts naturæ vinculis detinctur. Est porro idem xpovoçxalXpovoî. SaUniitnii eniin in quantum inylltici fîclionibnsdistralnnit, itt tantum pltysici ad quandam veiisimililudi-nein revocant. Ilttnc aiimt abscidisse Cutli jtntris pudenda :quibns in mare dejectis, Venerein procreatam, quæ aspuma, mule coaluit,’AjppoSixiq iioiiien accepit. lix quo