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MACROBË.
ment au commencement de janvier, mais encoreau commencement de tous les mois dont lescalendes sont dédiées à Junon. Aussi Varron,dans le cinquième livre Des choses divines, ditqu’il y a douze autels dédiés à Janus, pour cha-cun des douze mois. Nous l’appelons Consivius,de conserendo ( ensemençant ), par rapport à lapropagation du genre humain, dont Janus estl’auteur; Quirinus, comme dieu de la guerre,nom dérivé de celui de la lance que les Sabinsappellent curis; Patulcius et Clusivius, parce queles portes de son temple sont ouvertes pendant laguerre et fermées pendant la paix. Voici commenton raconte l’origine de cette coutume. Pendant laguerre contre les Sabins, à l'occasion de l’enlè-vement de leurs filles, les Romains s’étaient hâtésde fermer la porte qui était au pied de la collineViminale (à laquelle l’événement qui suivit fitdonner le nom de Janicule), parce que les enne-mi is>s’y précipitaient : mais à peine fut-elle fermée,qu’elle s’ouvrit bientôt d’elle-méme ; ce qui sur-vint une seconde et une troisième fois. Les Ro-mains, voyant qu’ils ne pouvaientla fermer, res-tèrent en armes et en grand nombre sur le seuilde la porte pour la garder, tandis qu’un combattrès-vif avait lieu d’un autre côté. Tout à coup,le bruit se répand que Tatius a mis nos armées enfuite.LesRomainsquigardaientlaportes’enfuientépouvantés; mais lorsque les Sabins étaient prêtsà faire irruption par la porte ouverte, on raconteque, par cette porte, il sortit du temple de Janusdes torrents d’eau jaillissant avec une grandeforce, et que plusieurs groupes ennemis périrentou brûlés par l’eau, qui était boni liante, ou englou-tis par son impétuosité. En raison de cet événe-
siviiun. Cor geminum invocemus, supra jam diximus :l’alrem, quasi deormn deum ; Jiinoniinn, quasi non so-liini mensis Januarii, sed omnium mensium ingressus te-nentem. In ditione auletn Jnnonis sont mîmes Kalendæ.Unde et Varro libro qninlo rerum divinarum scriliit, Janoduodeeim aras pro totidem inensibus dedicatas. Consi-vium, a conserendo, id est, a propagine generis Imniani,quai .liiiio auctore conseritur : Quirinum, quasi bellorumpotenlem, ab liasta , qiiain Sabini curim vocant : I’atul-oinm et Clusivium, ipiia bello portæ ejus patent, paceelaiiduiitur. Iliijus autem rei bæc causa narralur. Cumbello Snbino , quod virgiuuin raptarum gralia conmiissuinest, Romani portam, quae sub radieibus collis Viminaliserat, quæ poslea ex evenlu Janualis vocata est, clanderefestinnrenl, quia in ipsam liostes irruebanl : poslquamest dansa, mox sponte palefacta est : cumque iterum aelertio idem contigisset, armati pluriini pro limine, quiaclandere nequibant, custodes steterunt : cumque ex aliaparte acerrimo prœlio cerlaretur, subito lama perlulit,liisos a Talio nostros. Quam oh causant Romani, qui adi-timi luebantur, terrili piofugeriint. Cumque Sabini perportam palentein irruptiiri essent, lertur ex aide Jani periiimc portam inagnam vint torrentiiim, midis scatentibus,erupisse ; imiltasquc perduellium catervas aut exnstas fer-venti aipia, aut devoratas rapida voragine deperiisse. lia
ment, il fut établi qu’en temps de guerre lesportes du temple de Janus seraient ouvertes,comme pour attendre ce dieu seeourableàRoine.Voilà tout sur Janus.
CHAPITRE X.
Quel jour il fut eu usage de célébrer les Saturnales : on neles a d’abord célébrées que durant un seul jour, maisensuite durant plusieurs jours.
Maintenant revenons aux Saturnales. La re-ligion défend de commencer la guerre durantces fêtes; et on ne pourrait, sans expiation, sup-plicier en ces jours un criminel. Au temps denos ancêtres, les Saturnales furent limitées à unour, qui était le t-t des calendes de janvier;mais depuis que C. César eut ajouté deux joursà ce mois, on commença à les célébrer dès le10. 11 arriva de là que le commun des gensne se trouvait pas lixé sur le jour précis desSaturnales. Les uns les célébraient suivantl’addition de César, les autres suivant l’ancienusage; ce qui les faisait prolonger durant plu-sieurs jours. C’était d’ailleurs une opinion reçuechez les anciens, que les Saturnales duraient septjours; si toutefois il est permis de qualifier desimple opinion ce qui est appuyé sur l’autoritédes meilleurs auteurs. En effet, Novius, auteurtrès-estimé d’Atellanes dit :
« Les sept jours des Saturnales, longtemps at-tendus, arrivent enfin. »
Memmius, qui ressuscita la comédie atellane,longtemps perdue après Novius et Pompo-niirs, dit nussi : « Nos ancêtres instituèrent fort« bien une foule de choses : ce qu’ils ont fait de
re placitmn, ut belli tempore, viilut ad urbis mixiliumprofeclo <h:o, loirs rcscrarciitnr. llœc do Jano.
CAI’UT X.
Quo die Salurnalia celrbrarl consuevcrlnt, ut quoil primouno tantum, (Icinde pluribus diebus sunt celrhrala.
Sed , ut ad Saturnalia revertanmr, bcllum Salurnalilnissuinere nefasbabitum. Pœnas a noccnte iisduni diubus exi-gera, piacnlare est. Apuil majores nostros Saturnalia dieuno (ininbanlnr ; qui erat a. d. _ irniini Kalen-
das Januarias. Sed poslquam C. Cmsar Imic mensi duosaildidit dies, sextodccimo eoepla celebrari. lia re factumest, ut, cum vulgus ignnnircl certum Salurnalionirn dicm,noimiillique a C. Cæsare inserto die, et alii velere morecelebrarent, pluies dies Saturnalia niimerarantiir : lieelet apnil voteras opinio l’uerit, septem diebus peragi Sa-lurnalia; si opinio vocanda est, quæ idoneis lirmalur au-ctoribus. Novius enim , probalissiimis Alellanannn scrip-tor, ait,
Olim exspeclalà venitint septem Salurmdia.
,Memmius quoque,qui post Nnvium et l’omponium diujacenlem artem Alcllaniam suscilavit, « Nostri, » inquit,
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