LES SATURNALES.
< mieux, c’est de fixer durant les plus grands«froids les sept jours des Saturnales. «CependantMallius rapporte que ceux qui, comme nousl’avons dit plus liant, se placèrent sous la pro-tection du nom et du culte de Saturne, ins-tituèrent trois jours de fêtes, qu'ils appelèrentSaturnales: « c’est pourquoi, dit-il, Auguste, con-« forinément à celle opinion, ordonna, dans ses« lois judiciaires, de les férier pendant trois« jours. » Masuriusel d’autres ont cru que les Sa-turnales ne durent qu'un jour, savoir, le H descalendes de janvier. Feneslella confirme cetteopinion, endisantque la vestaleÆmilia fut con-damnée le 15 des calendes de janvier, jourpendant lequel on n’aurait, pas même plaidé unecause, si l’on eût célébré les Saturnales. Il ajouteimmédiatement : « Les Saturnales suivaient ce« jour;.. et bientût après : « Le surlendemain, qui« était le 13 des calendes de janvier, la vestale« Lieinia fut citée pour être jugée. » Par où ilmontre que le 13 des calendes est un journon férié. Le 12 des calendes de janvier,c’est la l'été de la déesse Angeronia , à laquelleles pontifes sacrifient dans le temple de Volupia.Verrius Flaccus fait venir son nom Angeronia ,de ce qu’elle délivre des angoisses ( anyores) etdes inquiétudes de l’âme ceux qui se la rendentpropice. Masurius ajoute que la statue de cettedéesse est placée, sur l’autel de Volupia, la bou-che liée et scellée; parce que ceux qui dissimu-lent leurs douleurs physiques et morales par-viennent, par le bénéfice de la patience, à unegrande félicité. Julius Modestus dit qu’on sacrifieà cette divinité, parce que le peuple romain futdélivré, par un vœu qu’il lui adressa, de la ma-
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ladie appelée angina (csquinancie). Le 11 descalendes (de janvier) est consacré à la fête desLares, auxquels le préteur Émilius Régillus,pendant la guerre contre Antioehus, lit vœu d’é-lever un temple dans le champ de Mars . Au 10des calendes sont fixées les fériesde Jupiter, ap-pelées Larentinales, sur lesquelles, puisqu’ilm’est permis de m’étendre, voici les diversesopinions.
On raconte que, sous le règne d’Ancus, legardien du temple d’Hercule , se trouvant oisifdurant ces fériés, provoqua le dieu à jouer auxessères, lui-même tenant les deux mains, sousla condition que celui qui perdrait payerait lesfrais d’un souper et d’une courtisane. Hercule ayant gagné, le gardien du temple y fit renfer-mer, avec un souper, Acca Larentia, célèbre cour-tisane de ce temps-là. Le lendemain, cette femmerépandit le bruit qu’après avoir couché avec ledieu, elle en avait reçu pour récompense l’avisde ne point mépriser la première occasion quis’offrirait à elle en rentrant dans sa maison. Or,il arriva que, peu après sa sortie du temple, Ca-rucius, épris de sa beauté, l’appela. Elle se renditàses désirs, etil l’épousa. A la mort de son mari,Acca étant entrée en possession de ses biens,institua le peuple romain son héritier, aprèsson décès. Pour ce motif, Ancus la fit ensevelirdans le Vélabre, lieu très-notable de la ville, oùl’on institua un sacrifice solennel, qu'unflamineof-fraitaux dieux mânes d'Acca. Le jour dece sacri-fice fut férié en l’honneur de Jupiter, parce que lesanciens crurent que les âmes émanentde Jupiter,et qu’elles reviennent à lui après la mort. Catondit que Larentia s’étant enrichie au métier de
« majores valut banc limita instituerc, bnc optime : a fii-(I (■me fccere suiiimn, (lies septem Soturnalia. « Sed Mal-liusait.eos, qui se, ul supra diximus, Salurni iiomincet religione defcmlcranL, per Iriiluiim lestos insiiluis.se(lies, et Salurualia voeavisse. « llnde et Augiistus, liujus« ici, « iiupiit, « (ipinionem scculus, iu Jcgibus jndiciariis• Iriiluo servait lerius jussit. « Masurius et alii iiuo die,id est, quarto ducimo Kaleudas Januarias fuisse Saturna-lia crcdiderunt : quorum sententiam Feneslclla ronlir-niat, (lirons, Æmiliam virgincm quintodeciino Kaleuda-ruin Januar iaruui ossc danmalam. Que die, si Satin ualiagcrcrcntur, nec causain oimiiiio dixissel. Deiinle adjecit :« Sequebantur euii, diem Soturnalia. « Moxait: « l’ostero« au te m die, qui fuit tertius deciimis Kalendariun Ja-I mnrinriiin, Lir.iniainvirgincniutcausamdiccrctjussani.iiL ' ‘ ostnidit, tertiiiin dccimum Kalcndariim profeslumesse Diiodcrimo vern feriæ suiitdivæ Angcroniæ, mi pou-titircs in sacrllo Volupiæ sacrum tac,nuit : quant VerriusKhmis AiiBcroniam dic.i ait, i|uod angores ac aimnorumoi eitiidines propiliala depellal. Masurius iidji.it, sinm.hu un. Iiujus deæ ... a i,uc signal,, ,,, ara Vo-
mie proplcrea mlloratum, quod qm sues (loi,1res an-, late qu dissimulant, pervemant pa ienliæ lie,.et,eu, admaximal,, voluptatem. Julius Mmlestus ideo saendcar,ic deæ di.it quod populus roman,.» morbo, qui an.
gina dicitur, præmisso voto sit liheratiis. Undeeimo au-tein Kaleudas feriæ sont Larilms consecratæ, quibusæilem liello Autioelii Æmilius ltegillus prætor in eainpoMarlio euraiidam vovit. JJecimo Kaleudas feriæ sunt Je-vis, quæ appellaiilur Larentinaliu : de quiluis, (plia fabu-lari liliet, liæ l'erc opinioiies sunt. Ferunt enim, régnanteAnco, ædituuln llerculis per l'erias otiantem, deum tes-seris provoeasse, ipso utriusque maninii tuente : adjectaconditione, ul victus coma seortoipie nmllarelur. Victorc.laque Hercule, iilnm Accam Larenliain uobilissiinum perid tempus scortum intra æilem inclusisse eum cœna •eanupie postera die dislulisse rumoi em, quoil post con-nu bi tu m dei acccpisset nuinus, ne commodum prinuxoccasion», cum se donmm rcciperet, ofl'ei endæ asperna-retnr; evenisse ilaque, ut egressa templo inox a Caruciucaplo ejus pulcliritudine compellarelur : cujus voluntaiemsecula, assumtaque nupliis, post oliilum viri omniumbonorum ejus facta compos, cum decederet, popiilumromainnn mmeupavit lieredein. lit ideo ab Anco iu Ve-lalno loco releberrimo urbis sepullaest : ac sulemne sa-criliciinn eidem constitutum, (|iki Hii* Manibus ejus perllamineni sacrilicarelur, Jovique f, r.ic consecratæ, quiaexislimaverunt antiqui, animas a Joie ilari, et rursuspost mortem eidem rcddi. C'ato ait, Larenliainmerctricioquæslu locupletalani, post excessum suiiin, populo agros