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philosophe illustre, et il a écrit sur Socrate desentretiens pleins de goût. Depuis Cébès, on trouveun grand nombre d’esclaves qui furent des phi-losophes distingués. Parmi eux, on compte Mé-nippus, dont M. Varron a voulu imiter les ou-vrages dans ses satires, que d’autres appellentcyniques, et qu’il appelle lui-même Ménippées.A la même époque vécurent Pompolus, esclavedu péripatéticien Philostrate; Persée, esclave dustoïcien Zenon, et Mys, esclave d’Épicure, les-quels furent chacun de célèbres philosophes. Par-mi eux, on peut aussi comprendre Diogène lecynique, quoique, né libre, il ne soit devenu es-clave que pour avoir été vendu. Xéniade Corin-thien voulant l’acheter, lui demanda quel art ilsavait : Je sais, répondit Diogène, comman-der aux hommes libres ( liberis ). Xéniade, ad-mirant sa réponse, l’acheta, l'affranchit, et, luiconfiant ses enfants, lui dit : Voici mes enfants(liberox ), à qui vous commanderez. La mémoirede l’illustre philosophe Épietète est trop récentepour qu’il soit possible de rappeler, comme unechose oubliée, qu’il fut esclave. On cite deuxvers de lui sur lui-même, dont le sens intimeest : qu’il ne faut pas croire que ceux qui luttentcontre la diversité des maux de cette vie soientnullement haïs des dieux ; mais qu’il faut enchercher la raison dans des causes secrètes, quela sagacité de peu d’hommes est à portée de pé-nétrer.
« Épietète est né esclave, son corps est mu-«tilé; il est pauvre comme Irus; et néanmoins« il est cher aux immortels. »
Maintenant tu es convaincu, je pense, qu’ilne faut point mépriser les esclaves sur le titre deleur condition, puisqu’ils ont été l’objet de la sol-licitude de Jupiter, et qu’il est certain que plu-
apprllal Mcnippcas. Sed et l’bilostrati peripatetiei servesPompolus, et Zenonis stoici serves, qui Persees vocalesesl, e,l Epicuri, oui Mys nomen lïiit, pbilosopbi non in-ceicbres ilia ælate vixerent : Diogencs etiam cynicns, licet ex libcrtale in servitutem venum ierat. Quem cum cmcrevellct Xenlades Corintliias, cl, quel arlificii eovisset, per-contalus essct, Novi, inqnit Diogcnes, liominibes liberisimperare. Tune Xcniades, responsum ejus demiralus, cou-sit manu; (iliosque suos ei tradens, Accipc, inquit, libè-res meos, quibus imperes. De Kpicteto aetem pbilosophonobili, quoi! is quoi]ne servus fuit, recentior est memoria,quam ut possit inler obliterata uesciri. Cujus eliam de sescripti duo versus feruntur, ex quibus illud lalenter intel-ligas, non omnimododiis exosos esse, qui iu bac vita cumiy.rumnarum varietate luctanlur, sed esse arcanas causas,ad quas paucorum potuit pervenire curiosilas.
AoüXoç ’EitixTrjTo; y£vôp.r)v, xaî oto(jtavi ïcppàç,
Kai TOviiiv ’Ipoç, xaî «p!Xo; àOavaxoi;.
Ilabcs, ut opiuor, assertion, non esse fastidio despicien-iluin servile nomen ; cum et Jovcm tetigeritcura de servo,el, multos cX bis fidèles, providos, lorles, pbilosopbos
sieurs d’entre euxont été fidèles, prévoyants, cou-rageux , et même philosophes.
Il me reste maintenant quelque chose à diresur les Sigillaires, pour que tu restes convaincuque j’ai parlé d’objets sacrés, et non de chosespuériles. Épieadus rapporte qu’Hercule, aprèsavoir tué Géryon, ramenant en vainqueur, àtravers l’Italie, les troupeaux de bœufs qu’il luiavait enlevés, jeta dans le Tibre, sur le pontmaintenant appelé Sublicius, et (pii fut construità cette époque, un nombre de simulacres d’hom-mes égal au nombre de ceux de ses compagnonsqu’il avait perdus durant son voyage; afin queces figures, portées dans la mer par le cours pro-pice des eaux, fussent rendues par elles à laterre paternelle des défunts, à la place de leurscorps. C’est de IA que l’usage de faire de tellesfigures serait devenu une pratique religieuse.Quant à moi, l’origine de cette coutume me pa-raît plus vraisemblable telle que je l’ai racontéeplus haut, savoir : que les Pélusges, instruitspar une favorable interprétation qu’on pouvaitentendre par le mot (tête), non des têtes hu-maines, mais des têtes d’argile, et que le motcpioToç signifiait non-seulement un homme, maisencore un flambeau, se mirent à allumer desflambeaux de cire en l’honneur de Saturne, etconsacrèrent des figurines, au lieude leurs proprestêtes, sur l’autel de Saturne, contigu au sacel-lum de Dis. De là est venue la coutume de s’en-voyer, pendant les Saturnales, des (lambeauxde cire, et celle de fabriquer et de vendre desfigurines d’argile sculptée, qu’on offrait en sa-crifice expiatoire, pour soi et pour les siens, àDis-Saturne. Le commerce de ces objets s’étantétabli durant les Saturnales, la vente se prolongeadurant sept jours, qui sont fériés, quoiqu'ils ne
eliiim exslitisse, constitciïl. Nunc (le Sigillaribus, ne ri-denda me potius existimos, quam sauctu dixissc, paiicisrcccnscnduni est. Epieadus rofert, lleroiilem, occisoGeryone, cum Victor per Iliiliam amieuta iliixinscl, punie,qui mine Sublicius dicitur, ad tcinpus inslructo, hominiimsimulacre pro numéro secionini, quos casu peregiïnatio-nis «miserai., in fluvium deinisissc, ut aqua seeunda inmare dcvccta, pro corporibus defuncloruiu voluti palriissedibus redderentur : clindc usiim talia simulacre liugemliinler sacra mansisse Sed milii lmjus ici ilia origoverioræstimatur, quam paulo ante memini rotulisse : l’elasgos,poslquam felicior interpretatio, capita non viveiilinm, sedlictilia, et ipurt? œstimalioncm non soluiii lioiniiuun , sedeliam lumen significarc dor.uissct, etepisso Saturnn cercospotins accendore, et iu sacellum Dilisaræ Saturni coliæ-rens oscilla qmedam pro suis capilibus ferre. Ex illu tradi-tion, ut cerei Saturnaübus missiliircntur, et sigilla artuficlili fingerenlur, ac vcnalia pararentur; qiuchomiues prose atqiïe suis piaculuiii pro Dite Saturno iàccreiit. Ideu Su-turnaliluis taliiun commerciorum ciepta cclcbrilas sepieinoccupât (lies; (puis tantum feriates facit esse, mm feslosomnes. Nain medio, id est, tertiodccimo Kalendas lestinn