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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES.

pic de l’Hercule des Muses, dit que Romulus ayantdivisé son peuple en deux classes, les anciens [ma-jores) et les jeunes gens ( juniores ), les uns desti-nés à servir l’Etat par leurs conseils, les autresen portant les armes, donna, en l’honneur de cesdeux classes de citoyens, le nom de mai au moisdont il s’agit, et le nom de juin au mois suivant.D’autres prétendent que le mois de mai a passédans nos Fastes, de ceux desTusculains, parmilesquels Jupiter est encore appelé I)eus Majns , àcause de sa grandeur et de sa majesté. Cinciuspense que ce mois a pris son nom de Maïa, qu’ildit l’épouse de Vulcain; s’appuyant sur ce quele (laminede ce dieu sacrifie à cette déesse, auxcalendes de mai. MaisPison soutientque lepousede Vulcain s’appelle Maïesta,et non Maïa. D’au-tres prétendent que c’est Maïa, mère de Mercure,qui adonné son nom au mois dont nous parlons,se fondant principalement sur ce que c’est pen-dant sa durée que les diverses classes de mar-chands sacrifient également à Maïa et il Mer-cure. D’autres, et parmi eux Cornélius Labéo,affirment que cette Maïa, à laquelle on sacrifiependant le mois de mai, est la Terre, qui auraitpris ce rtom à raison de sa grande étendue,et qu’on nomme effectivement dans les sacri-fices Mater magna. Ils fondent encore leur as-sertion sur ce qu’on offre à Maïa une truiepleine, victime spécialement consacrée à laTerre; et ils disent que Mercure lui est adjoint,dans ces sacrifices, parce que c’est le contactde la Terre qui donne la voix à l’homme nais-sant; or nous savons que Mercure est le dieu dela voix et de l’éloquence. Cornélius Labéo dit

Venrri sacrum facercnt : cujus roi causant, quia liuic locono» couvcuit, pradereundum est. Majum Itomulus tertiumposait, île cujus nomine inter auclores lata (lissensio est.Nam Fulvius Noliilior in Pastis, qnos in aide Ilnrculis Mu-snrum posait, liomiilnni dicit, postqnam popiilinn inmajores jiinioresqiie divisit, ut altéra pars consilio , altéraarmis remputilicani lucrclur, in lionorem ntriusque partisluinc Majum,scquenlem .liiniimi rocasse. Sont qui, liuncmenscm ad nostros fastos a Tiisenlanis transisse commé-morent : apnd quos mine quoquevocatur liens Majus, quiest Jiippitcr, a magnitudine scilioct ae. majestate dielus.Cincius menseni nominatnmpulat a Maja, quam Vulcauidicit uxorcm; argumentoque utitur, quod llamen Yulca-nalis Kalendis Majis lmic deæ rem divinam facit.Sed PisoliNorem Ville,ani Majcstam, non Majam dicit vocari. Con-teiidiint alii, Majam Mcrcurii matrem mensi nomen dé-disse; liinc maxime probantes, quod lioc mense mercato-res omnes Majae pariter Mercurioqnc sacriBcant. Affirmantquidam, quibus Cornélius Labéo consonlil, banc Majam,cui mense Majo res divina celcbratur, lerram esse , boondeptam nomen a magnitudine; sicut et Mater magna iusaciïs vocatur : asserlionemquc restimationis suas ctiambine colligunt, quod sus prægnans ci mactatur, quai ho-slia propria est terræ: etMercurium ideo illiin sacris ad-jungi dicnnt, quia vox nasr.enti liomini terræ contaclu da-tur. Scimus autemMercurium vocis et sermonis potentem.Am toi est Cornélius Labéo, lmic Majæ ædem Kalendis

encore qu’à l’époque des calendes de mai, onconsacra un temple à cette Maïa, sous le nom deBonne Déesse. Il ajoute qu’on peut se convaincre,par les mystères les plus sacrés de la religion ,que cette Bonne Déesse est la môme que la Terre,et que les livres des pontifes la désignent sousles nomsdeFaunà, Ops et Fatua. Elle est nom-mée Bona, comme étant la cause productrice detout ce qui est bon pour notre nourriture ; Fauna,parce qu’elle favorise ( favens) tout ce qui estutile aux êtres animés; Ops (secours), parce que lavie n’est que par son secours; Fatua, d e fando(parlant), parce, que, comme nous l’avons ditplus haut, les enfants nouveau-nes n’acquièrentla voix qu’après avoir touché la terre. Les unsdisent que cette déesse possède la puissance deJunon ; et que c’est pour cela qu’on lui met lesceptre royal dans la main gauche. D’autrescroient qu’elle est la môme que Proserpine, etqu’on lui sacrifie une truie, parce que cet ani-mal dévore les moissons que Gérés départit, auxmortels. D’autres,la croient l'Hécate des enfers.Les Béotiens la prennent pour Sémélé et la fontfille de Faunus. Elle résista à la volonté de sonpère, devenu amoureux d’elle, qui la fustigea avecune branche de myrte, et qui, même en l’eni-vrant , ne put la faire céder à ses désirs. On croitcependant que le père, s’étant métamorphosé enserpent, eut commerce avec salifie. A l’appui deces circonstances on produit les indices suivants :les branches de myrte sont interdites dans sontemple ; on ombrage sa tête des feuilles de lavigne, dont le fruit fut employé par son pèrecomme principal moyen delà séduire; le vin

Majis dedica tain sub nomine Bouæ Deæ : et eandeni esselîoiwnu Dcain et terrain, ex ipso ritii occillliore sacrorumdoccri posse confirmât : banc candem lionam Deam, Fau-namque, et Opcm, etFaluam ponlificum Iibris indigitari.linuatn, quod omnium nobis ad vietum bonorum causaest : l’aunam, quod ornai usai auiniantium favet: Opcm,quod ipsius auxilio vita constat : Fntuam a l'atido , quod,ut supra diximus, infantes parta editi non prias vocemedunt, quam attigerinl terrain. Sont,qui dicaut,banc Deampolentiam habere Junonis, ideocpie sceptrum regale insinistra manu ci addition. Kandem alii Proserpinam cre-dunt, poroaque ci rem divinam lieri ; quia segelcm, quamCeres mortalibus Iribuit, porc,a depasta est. Alii xOovtav'Examv : limoli Scmelam credmit, nec non eandeni Faunililiam dicnnt : obstilisseque voluntati patiïj in amoremsiuim lapsi, ut et virga myrtea ab eo verberaretur, cumdesideriopatris nec vinoab eodem pressa cessisset : trans-figurasse se tamen in serpenlem pater creditur, et cuissecum filia. Ilorum omnium boc proférant indien , quod vir-gain myrleain in teni]do haberi nefas sit, quod super ca-pot ejus extendatur vitis, qua maxime eam pater dcciperetnntavit; ipioil vinum in templum ejus non suo nomine so-ient infnrri, sed vas, in quo vinum inditum est, inellarimr.nominctur, et vinum lac mmeupetur; serpentesque intemplo ejus nec terrentes, nec tiincntes appareant. Qui-dam Medeam pulant, quod in ædein ejus omne genus berbarum sit, ex quibus antistites dant plcrumque mcdici