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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACUOliË.

il est des fériés particulières ii chaque famille,comme celles des familles Claudia, Æmilia, Ju-lia, Comélia, et toutes autres fériés particulièresque chaque famille célèbre selon ses usages do-mestiques. Il est des fériés particulières aux in-dividus, comme les jours de naissance, de lafoudre, des funérailles, des expiations. Chez lesanciens, celui qui avait prononcé les noms deSalus , Semonia, Seia, Segelia, Tutilina, ob-servait férié. La femme du llamine, chaque foisqu'elle entendait le tonnerre, était en férié jusqu’àce qu’elle eût apaisé les dieux. Les prêtresenseignaient que les fériés étaient profanées,si on se livrait à quelque travail après qu’ellesavaient été promulguées et commencées. Bienplus, il n’était pas même permis au roi des sacri-fices et aux flamines, de voir travailler pendantles fériés. C’est pourquoi on faisait annoncer parun crieur public qu’on eût à s'abstenir du tra-vail, et une amende était infligée à celui qui né-gligeait de se conformer à ce précepte. Les prêtresenseignaient encore que celui qui, en ces jours,avait travaillé par mégarde, devait offrir, outrel’amende, un porc en expiation ; et le pontifeScévola soutenait qu’il n’y avait point d’expia-tion pour celui qui aurait travaillé sciemment.Cependant Umbro affirme que celui qui auraitfait un travail relatif aux dieux ou aux chosessacrées, ou pour quelque utilité pressante de lavie, ne contracte aucune souillure. Enfin Scé-vola, consulté sur ce qu’il était permis de faireles jours de férié, répondit : qu’on pouvaitfaire ce dont l’omission serait nuisible. Ainsidonc, si un bœuf était tombé dans un précipiceet qu’un père de famille eût employésessoins pourl’en retirer, ce père de famille n’était pas considérécomme ayant profané la férié; non plus que ce-lui qui, étayant la poutre rompue de son toit, l’apréservé d’une ruine imminente. C’est pourquoiVirgile , profondément versé en toute doctrine,

trua audisset, leriata erat, donec placassct Deos. Affirma-bant aulem sacerdoles pollui ferias, si indiclis conceplis-<pie opus aliquod fieret. Pra-terca regem saerorum flami-nesquc non ticcbat videie feriis opus lieri : ideo per præ-conem dennntialiatur, ne quid taie agcretur; et præceptinegligens mnltabatnr. l'ræler rnullam vero affirmahant,cum, qui talihus diebusimprndens aliquid egisset, pore»piacnlum dare debere : prudentcm expiare non pusse,Soævola pontifex asseverabat. Sed Umbro negat, einnpollni, qui opus vet ad Deos pertinens, sacrorumve causafoeisset, vel aliquid ad urgeutem vit* utilitatem respi-cieus actilasset. Scævola denique consultes, quid feriisagi liceret, respondit, qnod prætcrmissuni noccret. Qua-propter si bus in speenm decidissel, cumque paterfamiliasadhibitis operis liberasset, non est visus ferias polluisse :nec 'Hé, qui trabcmleoti fractam fuleiendo, ab imminemivindicavit ruina. Unde et Maro, omnium disciplinarumperitus, seiens lavari overn, aut lanæ purgandæ, aut sca*biei curandae gratia, pronuntiavit, lune overn per feria3

sachant qu’on lave les brebis, ou pour nettoyerleur laine ou pour les guérir de la gale, pro-nonce qu’il est licite de plonger les brebis dansl’eau durant les fériés, lorsque c’est pour causede remède.

« (Nulle ordonnance des pontifes ne défend)

« dit-il, de plonger le troupeau bêlant dans l'eau<< salubre, du fleuve. »

En employant le mot salubre, il montre quela permission se rapporte seulement au motif depréserver de la maladie, et non point à celui defaire du gain , en nettoyant la laine.

Voilà pour ce qui regarde les jours fêtés, ainsique ceux qui en dérivent et qu’on appelle aussinefasles. Parlons maintenant des jours non fêtés(profesti), et de tous ceux qui en procèdent, c'est-à-dire desjours j'asli, comiliales, comperendini,stali, prwliales. Les jours fastes sont les jours auxquels il est permisau préteur de prononcer {fari)les trois paroles sacramentelles : Do, (lico, ad-dico (je donne, je prononce, j’adjuge). Lesjours néfastes, au contraire, sont ceux oùcette même faculté est interdite au préteur.Les jours comiliales sont ceux où l’on peut fairevoter le peuple. Pendant les jours fastes, onpeut actionner en vertu-de la loi, mais nonfaire voter la loi par le peuple; tandis que, pen-dant les jours comiliales, on peut faire l’un etl’autre. Les jours comperendini sont les joursauxquels il est permis d’ajourner à comparaîtresous caution personnelle. Les jours slati sont lesjours fixés pour le jugement des causes avec lesétrangers. Ainsi Plaute a dit, dans le Curcu-lion :

« Si le jour fixé ( status condictus) pour plai-« der contre l’étranger ( cum hoste) est échu. ».Uosle , en cet endroit, signifie, selon l’usage desanciens, l’étranger. Je ne distinguerai point lesjours prœliales des jours appelés justi, qui sonttrente jours consécutifs, pendant lesquels l’ar-

licere mersari, si hoc remedii causa fieret : ,

Balanlumque gregem fluvio morsarc salubri.adjiciendo enim salubri , nslendit, avertendi morhi graliatantommodo, non etiamob Inc,mm purgandæ lanæ causalieri concessum. Ilæc de l'eslis et qui iode nascunlur, quietiain nefasli vocanlur. Nnnc de profestis, el qui ex bisprocédant, loquamur, id est, fastis, comilialibus, coin-perendinis, statis, prœlialibus. I-’asti saut, qaibas lientfari prætori tria verba solcmnia : do, dico, addico. Iliscontrarii sunt nefasli. Comitiales saut, qaibas cum popolo agi licet. lit fastis quidam loge agi potest, cum po-pulo non potest : comilialibus ulrumque potest. Compe-rendini, quibus vadimonium licet dicere. Stati, qui jurii-eü causa cum peregrino insliluuntur; at Plaulus in Cur-culinne : Si status condictus cum hoste inlerccssit dies.Hostem nunc more veterc significat peregrinum. Prodia-Içs ab jastis non segregaverim , siquidem justi sont con-finai Iriginta dies, quibus exercitni imperalo vcxillamrussi coloris in arce positain est; prœliales autem ornnes,