LES SATURNALES.
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vierges. Mais, dira-t-on, les noues n’étaient, pointjours fériés : pourquoi donc était-il aussi défendude célébrer les noces ce jour-là? La raison en estclaire. Le premier jour des noces est donné à lapudeur. Le lendemain, la nouvelle mariée doitêtre mise en possession de son autorité dans lamaison de son mari, et offrir un sacrifice : maisles lendemains, soit des calendes, soit des nones,soit des ides, sont également considérés commejours funestes; c'est pourquoi l’on a établi queles jours des nones seraient impropres au ma-riage, alin que l’épousée n’entrât point en pos-session de la liberté que lui donne sa nouvellecondition , sous les auspices funestes du lende-main; ou afin qu’elle n’offrît poinfson sacrificeen un jour funeste, ce qui serait néfaste.
CHAPITRE XVI.
Iles diverses sortes de jours chez, les Romains el des dif-férences qui furent entre eux.
Mais puisque l’ordre naturel du sujet nous aconduits à parler des jours, il nous faut direaussi quelque chose sur ce point, qui est comprisdans l’interrogation de.notre ami llorus.
Comme il avait divisé l’année en mois, ainsiNuma divisa chaque moisen jours; et tous lesjoursfurent dénommés, oufesti (fêtés), ou profesti (nonfêtés) ou intercisi (entrecoupés). Les jours furentconsacrés aux dieux. Les jours non fêtés furentlaissés aux hommes, pour traiter les affaires publi-ques et privées. Lesjours entrecoupés furent com-muns aux dieux et aux hommes. Aux jours fêtésappartiennent les sacrifices, les festins religieux,
dalur, poslridic autrui nuplani in domn viri dominion]inriprre oporlel adipisci, et rem faeere divinam ; mîmesaiitem poKtridiinni dies, sen posl Knlendns, sive post No-uas, Idusve, ex œipio atii sont : ideo et Nonas inhabilesnnptiis esse dixerunt, ne nnplaanl postera die lihcrlatcmanspieaielnr nxoriam, antatro innnolarct, quo nefas estsacra celetirari.
CAl’tlT XVf.
Quir discrimina diversilalesqne fuerint dierum npud Roma-nes.
Sed quia nos ad commemorationcm dierum ordo dedu-xil de hoc quoque, quod tlori nostri consultatio continet,pau’ca dicemla sont. Numa ut in mensesannum, ita in(lies mensem (piemque distritmit ; diesque omnes aut fes-tos, qui protestas, aut intercisos vocavil. Festi dies Diisdieati sont : profesti liomiuibus ob administrandam remprivatam puliliciinique concessi : intercisi Deorum liomi-uunupie communes sont. Festis iusuntsaciificia, epula 1 ,Itidi, feriæ : profestis, fasti, comitiales, comperendini,staii, prodiales : intercisi in se,uoniu .dia dividuntur.tllonim i- niin dierum quilmsdain lioris fus est, quihiisdamfas non est jus dicere. Nam, cmn boslia cæditiu, laii no-
ies jeux publics et les fériés; et aux jours nonfêtés, les fastes, les assemblées comitiales, lescomperendini, les staii, les prœliales. Quantaux jours entrecoupés, ils se subdivisent non entreeux, mais chacun en soi-même : car a certainesheures de ces jours il est permis, à d’autresheures il est interdit, de rendre la justice. Pen-dant l’immolation de la victime, il y a interdic-tion ; entre l’immolation et l’oblation, Phiterdic-tion est levée ; et elle est de nouveau rétabliependant qu’on brille la victime. Il y a donc lieude parler principalement de la division des joursfêtés et non fêtés.
Un jour est solennellement célébré, ou pardes sacrifices offerts aux dieux, ou par des fes-tins religieux, ou par des jeux en l'honneur desdieux, ou par l’observation des fériés. Or il y aquatre sortes de fériés publiques : les statives,les eonceptives, les impératives et les nundiucs.Les statives sont communes à tout le peuple,placées à des Jours et à des mois détermines eiinvariables, et marquées dans les fastes pardes observances définies. Ues principales deces fériés sont : les agonales, les carmentale-.les lupercales. Les fériés eonceptives sont celle,qui sont promulguées chaque année par les ma-gistrats ou par les prêtres, soit à des jours fixes,soit même à des jours indéterminés : comme sontles latines, les sémentives, les pagannles, lescompilâtes. Les fériés impératives sont cellesque les consuls ou les préteurs établissent au gréde leur autorité. Les nundines sont consacréesaux habitants des villages et des campagnes, du-rant lesquelles ils se rassemblent pour traiter deleurs affaires privées ou de leur négoce. En outre,
fas est : iutercæsaet porrecla fari lient : rursiis, nimadoletur, non lient. Iîrgo de divisione festonna et profeslomni dierum latins dissercmlnm est. Sacra eelehrilasest, vel cum sacrilicia Diis offerinitur, vel cmn dies dixi-nis cpidalinuiluis ceV'bratur, vel cmn luili in houorrinagunlur Deoruni, vel cum feriæ obseï vanlur. Feriarnniautrui publicarum gênera sunt quatuor. Aut enim statiiæsunt, aut conceplivæ, aut imperativæ, aut nundin.Tr. Flsunt stativæ uuiversi populi communes cerlis et conslilu-tis diebus ac inensibus, el in fastis statis observationilmsannotatæ,in quibus præcipue servantur Agonalia , Carmentalia, Lupercalia. Conccplivæ sunt. quai quolnnnis amagistratibus vel a saccrdotibusconripiuntur in dies t er-tos, vel etiam incerlos : ut sunt I.alinæ, Sementivæ, l’a-ganalia, Compitalia. Imperativæ sunt, quas consoles velprælores pro arbitrio potestalis indieunt. Nundinæ suntpaganorum, id est, rustieorum,quibus convcniunt nrgn-tils propriis vel morcibus provisnri. Sunt prælerea feriæpropria'. familiarum; ut familiæ Claudine*, vel Æmiliæ, seuJuliæ, sive Corneliæ, et si tptas ferins proprias quaquefamilia ex usii domeslica* celebrilatis observât. Sunt siugulorum; ut natalium fulgurumquc susceplioncs, itemfunerum atque expiatiomim : apud vetercs quoque, quinominasset Salulem, Semoniam, Sejam , Segctiam, Tu-lilinam, ferias obseïvalmt. Item Flaminica, iptolies toni-