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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE.

«.ter, parce que, dans eus cas, il faut invoquerJupiter et Janus, dont les noms ne doivent pasêtre prononcés en de pareils jours. Plusieurs évi-tent aussi, comme inuominal, le quatrième jouravant les calendes, les nones, ou les ides. On de-mande si quelque tradition religieuse nous atransmis cette observation ? nous ne trouvons riendans les auteurs sur ce sujet, si ce n'est queQ.Claudius ( Quadrigarius), dans le cinquième livrede ses Annales, place l’effroyable carnage de labataille de Cannes au quatrième jour avant lesnones sextiles. Varron observe qu’il n’importerien dans les choses purement militaires, ()ue lejour soit faste ou néfaste; et que cela ne concerneque les seules actions privées.

J’ai placé les uundines parmi les fériés; cetteassertionpeutétre infirmée, puisqueTitius, écri-vant sur les fériés, ne range point les uundinesdans leur nombre, il les appelle seulement desjours solennels; puisque encore Julius Modestusassure que l’augure Messala ayant consulté lespontifes pour savoir si les jours des nones et desuundines romaines devaient être considéréscomme fériés, ils répondirent que la négativeleur paraissait devoir être prononcée pour lesuundines, puisque Trébatius, dans son premierlivre des Observances religieuse's, dit que les ma-gistrats, aux jours des nundines, peuventaffran-cbirles esclaveset prononcer des jugements. Mais,d’un autre côté, Jules César, dans son sixièmelivre du Traité des auspices, nie qu’on puisse ,pendant les nundines, convoquer les assembléespour faire voter le peuple; et, par conséquent,que les comices puissent avoir lieu ces jours-làchez les Romains. Cornélius Labéo prononce aussi,livre premier des Fastes, que les nundines sont

des fériés. Le lecteur attentif découvrira ta causade cette variété d’opinion dans (iraniusLietnianus,au livre second; cet auteur dit qu’en effet lesnundines sont des fériés consacrées à Jupiter,puisque la femme du (lamine est dans l’usage, Atoutes les nundines, d’immoler dans sa demeureroyale un bélier à Jupiter; mais la loi Horten-sia a rendu ces jouis fastes, dans l’intentionque les habitants des campagnes qui venaient dansla ville tenir les marchés tinssent aussi suivreleurs affaires Judiciaires : car, les jours néfastes,le préteuc ne pouvait prononcer judiciairement(/«>•/). Ainsi doue ceux qui soutiennent que lesnundines sont des fériés restent à l’abri de fausseallégation, par l’autorité de l'antiquité; et ceuxqui pensent le contraire disent la vérité relative-ment à l’époque qui o suivi la loi précitée. Quel-ques-uns attribuent l’origine des nundines à llo-mulus, lequel ayant associé C. Tatius au gouver.nement, aurait institué des sacrifices et le collègedes prêtres Sodales pou raccompagner l’institutiondesnundines: ainsi l'affirme Tuditanus. Mais Cas-sius (Hemina) attribue cette institution à ServiusTullius, dans ta vue de rassembler à Rome les habi-tants des campagnes, poury régler les affaires tantde la ville que des champs. Géminusdit qu’on necommença de célébrer les nundines qu’nprés l’ex-pulsion des rois, à l’occasion de ce que plusieursd’entre le peuple, pour rappeler la mémoire doServius Tullius, offraient en son honneur des sa-crifices funéraires pendant les nundines. Varronadhère à cette opinion. Rutilius dit que les Ro-mains Instituèrent les nundines, aiin que leshabitants des campagues, après s’étre livresdans les champs pendant huit jouis aux travauxrustiques, quittassent les champs le neuvième

atro die parentale ; quia tune quorpic Janum Jovemqnepræfari necesse est, quos nominaii atro die non oportet.Ante diem qiioque qiiartmn KalendasvelMonas, vel Idus,tanqiiain inominalem diem plerique vitant. bjus observa-tions an religio alla sit tradita, qnæri solet. Sed nos ni-liil super ea re scriptuin invenimus : nisi quod Q. Clau-dius Annalium quiulo, eladem illam vaslissimam pugnæCannensis factam refert ante diem qunrtum Nouas Sexti-les. Ad rem sane inilitarem nibil altinere, notât Varro,utrum iastua vel nefastus dies sit; sed ad solas hoc aetio-nes respieere privalas. Quod autem nundiims ferias dixi,potcsl argui ,.quiaTitius, de feriis scriliens, mindinanimdies mm inter ferias retnlit, sed tantum solemnes voca-vit : et quod Julius Modestus alfirmal, Messala augureconsiilenle pontifiera, an nundinarum romananim Nona-ruinque dies feriis lenerentur, respondisse cos, nundinas8ibi ferias non videri : et quod Trébatius in libro primoReligionum ait, nundinia magistratum posse manumlt-tere, judiciaque addirere. Sed contra Julius Cwsnr sexto-deciino Auspiciorom libro negat, mindinis concioneni ad-vocari posse, id est, cum populo agi : ideoque nundinlsIlomanorum haberi comitia non posse. Cornélius etiamLabeo, primo Fastorum libro, nundinia ferias esse pronun-

tiat. Causam vero liujns varietalis apud Granimn bicinia-num libre secundo diligens leelor invnniet. Alt cniin, nun-riinas Jovis ferias esse ; slqoidem flaininica omnibus mm-dinis in régla Jovi arietem soient immolarc : sed lege Hor-tensia effeclnm, otlirslai essent, nti rustici, qui nundl- fnnndi causa in urbem veniebanl, lites componeront. Nc-fasto enim die prætori fari non licebat. Krgo, qui feriasdicunt, a mendacio vitidicantur palrocinio vetnstalis : quicontra senliunt, ii'slimatu astatis, qnæ legem secuta est,vern depromunl. Harum originetn quidam Romulo assi-gnant, quein communlcalo regno cum T. Tatio, sarrifl-ciis et sodalilalibus instilntis, nundinas quoqtic adjecissêcommémorant; sicut Tndilanns affirmai. Sed CassiusServium Tullimn fecissc nundinas dicil, ut in urbem exagrisconvenircnt, urbanas rusliensquc res ordinaturl. (5e-minus ait, diem nundinarmn, exactis jam reglbus, roo-pisse celebrari; quia plerique de plebe, repetila Servi!TuIIii memoria, parentarent ci in nundinls. Cui rel etiam\arro consentit. Rotilius scribit, Romanos institnissenundinas, ut octo qnidnin dicbns ili agris rustici opus la-cèrent, nono autem die, intcnnlssn rure, ad mnreatumlegesqne acciplendas Romain vcnlrent; et ut sdta atqueconsulta frequcnliore populo rcferrcntnr, qntie trinnndino